Bilan de la conjoncture immobilière francilienne de février à avril 2026
Un marché qui peine à transformer l’essai. Les signes de reprise observés l’an dernier peinent à se renforcer. 29 680 ventes de logements anciens ont été enregistrées en Île-de-France, soit une baisse de 3 % par rapport à la même période de 2025. L’activité recule donc légèrement par rapport à un début d’année 2025 atypique, mais demeure engagée dans une lente trajectoire de reprise depuis 2025.
Le recul observé concerne aussi bien les appartements (- 3 %) que les maisons (- 1 %). Sur deux ans, les volumes demeurent en progression (+ 19 %).
Les évolutions par secteur géographique confirment l’effet de l’anticipation de la hausse des droits de mutation sur les volumes de 2025 (dès avril pour la capitale) : Paris enregistre un recul de 5 %, la Grande Couronne de 3 % et la Petite Couronne de 1 %. Les écarts restent néanmoins importants selon les départements. Alors que la Seine-et-Marne fait figure d’exception avec une progression des volumes, les Yvelines enregistrent les reculs les plus marqués, aussi bien pour les appartements que pour les maisons.
Des prix toujours globalement stables. En un an, les prix stagnent à l’échelle régionale : + 0,4 % pour les appartements, tandis que les maisons poursuivent leur ajustement avec une baisse modérée de 0,9 %.
À Paris, le prix des appartements s’établit à 9 530 €/m² en avril, soit une évolution limitée de + 0,4 % en un an. La Petite Couronne demeure légèrement orientée à la hausse (+ 0,7 %), tandis que la Grande Couronne se stabilise (+ 0,1 %). Les prix des maisons continuent en revanche de s’ajuster, notamment dans certains secteurs périphériques (- 1,2 % en Grande Couronne).
Acquéreurs résidant à l’étranger. En 2025, les acquéreurs qui résident hors de France ont réalisé 2 660 achats de logements anciens en Île-de-France, soit 2,2 % des ventes. Ce marché se partage de façon quasi équitable entre deux populations : 1 340 acquisitions par des étrangers non-résidents et 1 310 par des Français résidant à l’étranger.
Des acquéreurs étrangers non-résidents plus nombreux et attirés par la capitale. À l’échelle francilienne, les étrangers non-résidents représentent 1,1 % des acquisitions en 2025, tout comme les Français résidant à l’étranger. Leur part a légèrement progressé depuis 2020.
Au total, les achats de non-résidents diminuent de 17 %, soit une baisse moins marquée que celle du marché francilien dans son ensemble (- 30 % sur la même période).
Ces acquéreurs se distinguent aussi par des budgets d’acquisition plus élevés que ceux des résidents. Parmi les principales nationalités étrangères d’acquéreurs non-résidents, les prix médians en 2025 s’échelonnent de 351 000 € pour les Belges à 713 600 € pour les Américains.
Leur présence est surtout visible à Paris. La Capitale concentre en effet 60 % des acquisitions de non-résidents en Île-de-France, avec 6,9 % des ventes réalisées à Paris. Les étrangers non-résidents représentent 3,7 % des achats parisiens et les Français résidant à l’étranger 3,2 %.
De façon globale, les acquéreurs américains sont les plus nombreux en 2025, avec 260 acquisitions, soit 19 % des étrangers non-résidents. À Paris, cette hiérarchie est encore plus marquée, les Américains réalisant 26 % des achats effectués par des étrangers non-résidents.
Sources :