Les dernières tendances du marché immobilier analysées par les Notaires de France
Les Notaires de France ont publié leur dernière note de conjoncture immobilière ainsi que l’étude sur la valeur verte des logements.
Le marché immobilier ancien confirme une reprise de l’activité, sans pour autant renouer avec les volumes des cycles précédents. Le volume de transactions de logements anciens à fin décembre 2025 Le 945 000 transactions.
Les prix des logements anciens, principalement portés par les appartements, se sont stabilisés au 3e trimestre 2025 et progressent modérément sur un an (+ 0,7 %, après + 0,5 % au 2e trimestre ; + 1,3 % pour les appartements et + 0,2 % pour les maisons).
Le marché du logement neuf, déjà fragilisé depuis plusieurs années, demeure quant à lui largement et durablement diminué. En novembre 2025, les autorisations de logements poursuivent leur baisse par rapport à octobre (- 3,8 %, soit 31 028 unités). Le nombre de logements mis en chantier est également en léger repli (- 1 %) par rapport au mois d’octobre.
Le marché immobilier dans les stations de ski françaises en 2025. Les 375 communes considérées comme stations de ski se répartissent sur les massifs des Alpes du Nord (35 %), des Alpes du Sud (17 %), du Jura (15 %), du Massif central (14 %), des Pyrénées (12 %) et des Vosges (7 %). Les ventes d’appartements anciens s’effectuent majoritairement dans les stations de ski des Alpes, avec 55 % des ventes pour les Alpes du Nord et 21 % pour les Alpes du Sud.
La valeur verte des logements. La part des ventes de logements anciens très énergivores (classes F-G) a fortement augmenté depuis 2021. En 2024, elle enregistre une légère baisse de 2 points. Elle se maintient à ce niveau début 2025 (15 % sur le 2e trimestre), tout comme la part des ventes de logements très économes (8 % sur le 2e trimestre).
En 2024, les ventes de logements anciens sont constituées, au regard du DPE, à 27 % de logements économes (classes A-B-C), 33 % d’intermédiaires (classe D) et 40 % de logements énergivores (classes E-F-G).
La part des ventes de logements économes est plus importante dans les régions situées au sud et à l’ouest de la France. Celle des logements énergivores est plus importante dans les régions septentrionales et du centre. Ce constat s’explique en grande partie par l’influence du climat et de l’ancienneté du parc sur la classe de l’étiquette énergie.
En 2024, les appartements de classes A-B, de 50 à 60 m2, se sont vendus en France 1,4 fois plus cher que ceux de classes F-G. Pour les maisons de 90 à 110 m2, ce rapport est passé de 1,5 en 2021 à 1,9 en 2024.
Pour aller plus loin :
Lien de la note de conjoncture immobilière N°70
Lien vers l’étude sur la valeur verte des logements en France
