Note de conjoncture immobilière des Notaires de France : une reprise heurtée

Publié le 28/10/2025 à 14h12

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Le volume de transactions de logements anciens à fin août en cumul sur les 12 derniers mois atteint 916 000 transactions, prolongeant la remontée entamée à l’automne 2024. L’évolution annuelle est positive depuis mars 2025 et atteint désormais 10 %.

Des prix des logements anciens en quête de stabilité. En France métropolitaine, au 2e trimestre 2025, les prix des logements anciens sont en hausse sur un an pour le 2e trimestre consécutif (+ 0,3 %). Les prix augmentent de 0,4 % pour les appartements et de 0,2 % pour les maisons.

En province, les prix des logements anciens augmentent sur un an pour le deuxième trimestre consécutif (+ 0,5 %). La hausse des prix est plus marquée pour les appartements (+ 0,7 %) que pour les maisons (+ 0,4 %).

En Île-de-France, sur un an, les prix des logements anciens continuent de baisser, mais à un rythme nettement moins soutenu (- 0,2 %). Cette baisse est portée par les maisons (- 0,8 %), alors que les prix des appartements sont quasi stables (+ 0,1 %). Les prix des appartements augmentent sur un an à Paris (+ 0,2 %) et en petite couronne (+ 0,3 %), tandis qu’ils baissent en grande couronne (- 0,4 %).

La conjoncture reste cependant fortement contrastée et si des métropoles ou zones littorales renouent avec une certaine activité, de nombreux territoires ruraux ou villes moyennes peinent encore à retrouver de la fluidité.

L’immobilier se contracte autour d’un marché d’utilisateurs : les achats sont majoritairement motivés par le besoin de se loger et non par la recherche de rendement. Les investisseurs, après avoir déserté le marché du neuf, semblent s’éloigner inéluctablement de celui de l’ancien.

Dans le même temps, le marché locatif subit de fortes tensions, en particulier dans les grandes agglomérations et les zones où la demande excède largement l’offre.

Le marché du neuf. En août 2025, les autorisations de logements baissent légèrement (- 1,4 % par rapport à juillet). Le nombre de logements mis en chantier a augmenté de 21,5 % par rapport à juillet.

La part des ventes de logements les plus énergivores a cessé d’augmenter en 2024. À la suite notamment de l’interdiction de location des passoires thermiques, la part des ventes de logements anciens très énergivores a fortement augmenté, passant de 11 % en 2021 à 17 % en 2023. En 2024, la part des logements très énergivores a cessé de progresser et a même enregistré une légère baisse de 2 points.

Pour aller plus loin : Note de conjoncture immobilière N°69

Sources :
Rédaction
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