Cléo

Publié le 20/12/2019

Cléo

Salle du restaurant.

Thomas Dhellemmes

Voici une adresse à ne pas manquer : l’hôtel Le Narcisse Blanc, boulevard de la Tour Maubourg.

En effet, c’est typiquement ce genre d’adresses qu’on cultive ; car elle cumule le luxe et la qualité d’un certain savoir-vivre sans une once d’esbroufe. Le Narcisse Blanc est une adresse discrète, secrète, où derrière une façade d’architecture haussmannienne se cache les espaces lumineux et totalement remaniés d’un hôtel 5 étoiles.

Entre Tour Eiffel et Invalides, le quartier est prestigieux, mais fort éloigné d’un palace. Le bon ton et le classicisme de salons mariant le noir et le blanc, la pierre de Paris et le marbre, sont de rigueur dans l’entrée, le boudoir proche de la salle à manger et les salons du rez-de-chaussée. De leur côté, les chambres flirtent plus avec l’Art Nouveau.

Confidentielle, cette enclave gourmande au sein de l’hôtel dispose d’une vingtaine de couverts seulement et est invisible de la rue, respectant ainsi l’envie de tranquillité pour un déjeuner professionnel ou pour un dîner en tête-à-tête amoureux.

Tons crème et nuances poudrées pour quelques tables qui s’ouvrent en hiver sur un chalet en bois et une cour-jardin intérieure, permettant – si le temps est favorable – de se détendre en extérieur avec un cocktail.

Pour combler votre faim, un jeune chef est aux commandes : Bruno Aubin, qui a travaillé dans le Bordelais aux côtés de Philippe Etchebest, puis au Bristol avec Éric Frechon.

La carte est courte, désirant privilégier la saisonnalité en quelques produits classiques un poil revisités, mais sans excès et fioritures.

Automne oblige, nous avons choisi le velouté de butternut pour son goût noisette. Il était agrémenté d’une crème truffée, de châtaignes râpées et d’un croustillant au parmesan ; histoire d’apporter croquant et mâche en bouche (14 €).

D’autres ont sélectionné un filet de saumon juste snacké, puis assaisonné de citronnelle, de gingembre, de fenouil et de mangue qui se dégustait froid bien sûr (18 €).

Nous aurions dû prendre en plat le canard rôti et sa tatin de navets, clémentines revenues et caramélisées à la poêle ; car nous avons appris que c’était un des plats signature du chef (36 €). Hésitant entre le cabillaud (trop souvent proposé dans les restaurants) et le maigre, nous avons opté pour ce poisson-là : parfaitement cuit sans être rose ou saignant ni sec, le filet s’allongeait sur une purée d’artichauts et une émulsion de coquillages et de citron confit (32 €).

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Canard et clémentines.

Thomas Dhellemmes

À la table d’à côté, avait été choisi un plat végétarien, un risotto de champignons et copeaux de parmesan qui semblait délicieux (26 €).

Les desserts étaient nettement moins originaux et réussis car ils flirtaient avec le sempiternel coulant au chocolat et la panna cotta vanille coulis de fruits rouges (12 et 11 €). Au besoin, vous pouvez faire l’impasse sur le sucré !

Pour accompagner votre repas et ne pas trop alourdir la note, choisissez un vin de Loire, le Château Soucherie d’Anjou-Val de Loire, qui se décline en rosé (Rose Pivoine), blanc (Blanc Ivoire) ou rouge (Champ aux Loups) à 39 € la bouteille, les 2018, 2017 et 2016 pour le rouge.

LPA 20 Déc. 2019, n° 150d8, p.14

Référence : LPA 20 Déc. 2019, n° 150d8, p.14

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