Doublé gagnant

Publié le 06/07/2018

Le bar accompagné de la ratatouille.

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La salle du Limon.

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Le Limon

Voilà une adresse à connaître ! À quelques mètres des « Champs », un hôtel de prestige dans la rue Marignan avec un roof top formidable pour un début de soirée ou un ultime verre en terrasse extérieure à cause de sa vue plongeante sur la Dame de fer. Si vous avez des clients ou amis étrangers à emmener dans un lieu inédit, ils seront éblouis et cela sera l’occasion d’une coupe de champagne.

Au rez-de-chaussée, dans une pièce nettement plus proche d’un lieu branché pour cocktails que d’une salle à manger, il est possible de prendre un repas.

La carte est courte, la qualité est là. Dommage que le service ne soit pas à la hauteur des étoiles de l’hôtel…

En revanche, la courte sélection de plats est réussie et bonne : en entrée, sélection de tomates anciennes, truffe d’été, burrata des Pouilles et pesto (16 €), tartare de poisson façon thaï (18 €), carpaccio de bœuf et sa salade d’herbes (21 €). Côté plat principal, le choix doit correspondre à une clientèle internationale et un certain classicisme est de rigueur : beau burger, frites (27 €), bavette de Black Angus et sa purée de pommes de terre (35 €), filet de bar sauvage, ratatouille et citron confit (30 €).

Pas de surprise pour les desserts avec le moelleux au chocolat, la tarte au citron et la tatin d’ananas rôti aux épices (12 €).

5 vins au verre, mais un choix judicieux avec un Rully AOC Domaine Ninot 2016 à 15 € le verre et 68 € la bouteille et un Haut Médoc AOC L’Héritage de Chasse Spleen 2014 à 80 € la bouteille et 17 € le verre.

Tous

Proche de Notre-Dame-de-Lorette, dans cette rue Lamartine qui n’en finit pas de se transformer et de se remplir d’hôtels et de restaurants, Tous est un bistrot qui passerait presque inaperçu.

En terrasse ou dans la petite salle qui contient quelque 45 couverts, l’accueil est simple et convivial à l’image des jeunes à la tête de l’établissement : deux associés et un jeune chef de 25 ans. Pour ces trentenaires, Aude Bourguignon et Mathieu Darmont, l’univers de l’événementiel n’a plus de secret après des parcours au Ritz, George V et Shangri-La pour elle, Le Hyatt, La Païva et diverses boîtes de nuit pour lui. Pour le chef Jérôme Moinard, une formation auprès de Rémi Lebon et de Pierre Sang.

Dans ce premier restaurant, une règle simple : une cuisine facile de partage avec une carte courte et l’absence de congélateur pour un maximum de fraîcheur.

Toujours deux recettes autour d’une matière (tomate, sardine, lieu, poulet…) en une carte qui change fréquemment.

Lors de notre venue, nous nous sommes régalés avec un frais gaspacho relevé d’une tapenade d’olive, et sur ce registre « tomate » nous aurions pu opter pour une ratatouille-câpres-gingembre. En plat principal, la selle d’agneau était bien tendre car farcie de pesto et d’olives noires, mais hélas un peu grasse et notre voisin avait opté pour un cordon bleu maison avec cheddar, bacon et pommes grenailles ! Comme l’été s’annonçait, notre table n’avait pas sélectionné la grande cocotte à partager mais il paraît qu’en hiver ces plats sont très conviviaux. Un chariot des desserts annonçait la fin du repas.

En revanche l’offre de vins est le reflet d’une intéressante sélection : courte mais efficace. Un bon champagne Frèrejean Frères, 3 rhums, 3 gins, la maison n’étant pas un bar à cocktails… et côté vins, un bon Bordeaux le Château La Verrière 2015 à 27 €, un Bourgogne blanc en AOC Mercurey La Maison Chanzy 2016 à 11 € le verre et 41 € la bouteille et un Sancerre, le Domaine Vincent Delaporte 2016 à 8 € le verre et 31 € la bouteille.

LPA 06 Juil. 2018, n° 137t4, p.14

Référence : LPA 06 Juil. 2018, n° 137t4, p.14

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