Ginger

Publié le 02/10/2017

Le lobby du Ginger, très retro.

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La salle du Ginger.

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Dans le triangle d’or qu’est le cœur du VIIIe arrondissement entre les Champs-Élysées et l’avenue Montaigne, toutes les cuisines du monde se côtoient pour la clientèle cosmopolite des palaces alentour.

L’Asie est donc au rendez-vous chez Ginger à cheval entre la Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge et le Laos. Certes, Éric Sao, le chef présent depuis 10 ans, est originaire du Cambodge mais il mixe avec aisance les différentes cuisines sans souci pour le bonheur d’une clientèle parfois un peu farfelue et à la mode. En effet, les bureaux de Dior, de Givenchy, d’YSL, les agences de mannequins ainsi que les antennes de radios sont proches. De plus, le lieu a été racheté par les associés et les propriétaires du Raspoutine ; donc faire la fête est une évidence certains soirs.

Pour débuter votre repas, le classicisme veut que vous partiez sur des rouleaux de printemps thon-mangue (cette dernière fait défaut dans les nems !) à 18 € ou une soupe coco-citronnelle agrémentée de crevettes (17 €). Pour notre part, nous avons préféré le tartare de bar bien relevé par une mayonnaise à la ciboulette (18 €). C’est un plat souvent galvaudé et pourtant potentiellement dangereux si le poisson n’est pas très frais. Aucune inquiétude chez Ginger !

À l’incontournable « tigre qui pleure » nommé ici « les larmes du tigre » dont le prix est invariablement excessif dans tous les restaurants (ici 34 €), préférez le bœuf sauté au sésame, oignons et pois (29 €). Il était parfumé, tendre à souhait, pas trop épicé. Se rajoute – hélas pour le portefeuille – le riz sauté aux crevettes (7 €) ; celui-ci pourrait être compris dans le prix de la viande ! À saisir si vous êtes fruits de mer, les crevettes Black Tiger caramélisées : elles sont croustillantes à souhait et parfaitement saisies à la friteuse et doivent, bien sûr, être complétées d’un riz gluant en feuille de lotus (8 €).

Les desserts flirtent avec les fruits (citron vert et gingembre pour un sorbet ou litchi-framboise-rose pour une panna cotta, coco-mangue pour une soupe ou ananas-menthe pour un carpaccio). Comptez de 12 à 14 €.

La cuisine asiatique s’accommode parfaitement avec des rosés ; mais face aux « larmes du tigre » ou au bœuf, le vin rouge s’impose. La carte des vins fait la part belle à de beaux crus connus.

LPA 02 Oct. 2017, n° 129c8, p.14

Référence : LPA 02 Oct. 2017, n° 129c8, p.14

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