Josefin

Publié le 08/07/2016

Le restaurant Josefin de l’Hôtel Banke.

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Un hôtel dans une ancienne abbaye, un autre dans une prison, un autre dans une grotte… d’innombrables lieux permettent de dormir ou de manger dans des endroits insolites ! En plein cœur de Paris, dans le quartier de l’Opéra, l’idée est, elle aussi, étrange : un hôtel dans les anciens locaux d’une banque ! Et pourtant, le challenge est parfaitement réussi et a été mené de main de maître par le groupe Derby Hotel Collection avec l’Hôtel Banke.

Conçu au XXe siècle, le bâtiment est construit dans un mélange improbable de styles : néo-baroque, Belle Époque avec des collections d’objets d’art venus de tous les pays du monde et donc précolombiennes, égyptiennes, africaines, romaines. Outre une étonnante salle des coffres, ce « boutique-hôtel » est aujourd’hui un établissement 5 étoiles qui dispose d’un somptueux hall d’entrée. Celui-ci est particulièrement imposant et spectaculaire par la taille de sa coupole vitrée et par les couleurs sélectionnées dans la décoration : or, pourpre, noir.

Dans une partie du hall, de grandes banquettes dorées vous accueillent pour un repas de cuisine méditerranéenne, le jeune chef Romain Roland ayant travaillé pour les équipes d’Alain Ducasse au Plaza Athénée après le Royal Monceau.

En préliminaire, un Vitello tonnato revisité avec de fines tranches de veau assaisonnées d’huile de verveine, éclat de noisette et pistache, copeaux d’Ossau Iraty et anchois (19 €) ; de belles asperges vertes à la pulpe de citron confit et au caviar (37 €) ou des gambas sautées au piment d’Espelette et un gaspacho d’amandes ajo blanco, une spécialité espagnole (26 €). La première entrée peut être servie avec un Chablis, le 1er cru Vau de Vey Domaine Brocard 2014, la seconde un Riesling Vieilles Vignes Sylvie Spielmann 2011, et la troisième un Côtes-de-Provence, Rock Angel du Château d’Esclans 2014.

On poursuit par une saveur terrestre avec l’excellente poularde fermière préparée avec des morilles au vin jaune, naturellement consommée avec un vin jaune du Château d’Arlay de 2007 (47 €).

Une apothéose sucrée : le millefeuille caramel, poires au sirop et sorbet à la poire servie de manière subtile avec une poire Williams de la distillerie alsacienne Miclo (18 €).

Les propositions à la carte n’étant pas données, pensez aux menus : celui de midi à 2 plats + café est à 39 € ; celui à 3 plats + café servi midi et soir à 45 €.

Portrait par un anonyme de Vizir, le cheval de Napoléon Ier (1825).

Musée national des Armées des Invalides

 

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Référence : LPA 08 Juil. 2016, n° 118h1, p.20

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