Laurier

Publié le 10/03/2022

Vue sur la salle.

Laurier

Direction la Grèce, mais au cœur de Paris sur les Champs-Élysées ! Fraîchement installé, le restaurant du chef étoilé Andréas Mavrommatis est au second étage des Galeries Lafayette des Champs-Élysées ; ce qui permet de voir l’animation de l’avenue depuis sa table.

Épuré, mais néo-antique, le décor est très lumineux et met en valeur le laurier, arbre emblématique de la Grèce et symbole de sagesse et de bien-être.

Nous avons testé ce restaurant à l’heure du déjeuner pour un voyage autour d’une cuisine hellénique. En entrée, les mezze devraient s’imposer : poulpe et caviar d’aubergine, encornet frit et tzatzíki, thon mi-cuit et houmous, émincé de poivron grillés et féta (de 14 à 18 €). Après avoir attendu notre hôte et dévoré toutes les olives de Kalamata (les meilleures au monde), nous avons partagé une moussaka de légumes. Elle était excellente et non noyée – comme c’est souvent le cas – sous la sauce tomate et l’huile d’olive. L’aubergine s’enroule autour de légumes confits aux fromages grecs et épeautre (21 €).

En plat principal, la mer est au rendez-vous : dos de maigre et ses légumes mijotés au ras haleine (24 €), Saint-Jacques boutargue cornilles au pesto et croustillant de pâtes avoines à l’encre de seiche (26 €), brochette d’encornets et de gambas sur risotto d’épeautre (28 €), les poissons de petite pêche à la plancha (un assortiment de divers poissons) dans un jus safrané (32 €).

Si vous êtes amateur de viandes, leur cuisson est très saine car il s’agit de brochettes de poulet ou d’agneau cuites verticalement au paprika fumé (22 et 24 €).

Pour finir sur une douceur, le chef a pris le parti de confiseries orientales avec kourabiedes, cigares à la noix de cajou, kataifi aux pistaches, baklava aux amandes, sablé fourré à la datte, aux noix, aux pistaches (chaque pièce étant à 1,50 € ou 2,50 €, on peut en prendre plusieurs). Côté sucre et gras, on atteint des sommets ! Nous avons donc sélectionné – mais cela était non moins calorique – un macaron à la pistache. Une merveille qui là vous transportait en Iran : force d’un praliné de pistache, jus miellé d’agrumes parfumé à la rose (12 €).

Pour accompagner votre repas, des vins grecs forcément. Ils ne sont pas forcément connus du gourmet de base ; alors le chef a eu l’ingénieuse idée de les classer par région (Péloponnèse, Îles ioniennes, Chypre, Nord de la Grèce, Macédoine) et surtout de dévoiler les arômes de chaque cru. « Cannelle, clou de girofle, muscade, cerise, fins tanins » décrivent un rouge charnu, l’AOP Nemea domaine Parparoussis de 2014 à 61, 60 € la bouteille ; notes de « myrtilles, de groseilles et d’orange sanguine » pour un rosé, L’IGP Cyclades Atlantis 2020 à 42 € la bouteille.

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