Le Grand Colbert

Publié le 12/10/2021 - mis à jour le 12/10/2021 à 10H55

La salle du Grand Colbert.

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Au Grand Colbert, notre table était encadrée par des touristes américains, venus goûter aux charmes de la France et de sa gastronomie. Mais ils venaient surtout dans ce lieu mythique, à la décoration chic, une brasserie classée « monument historique » franco-française dans toute la tradition et l’élégance d’un bistrot d’antan. Et ils s’attablent aussi ici car certaines scènes du film Tout peut arriver avec Jack Nicholson et Diane Keaton ont été tournées dans cette salle. Alors, s’asseoir sur la même banquette que Jack, Isabelle Huppert, Christian Clavier, Luc Besson… cela vaut le détour !

En effet, la brasserie est tellement célèbre que de nombreux films ou séries y ont été tournés et un grand livre de photographies en témoigne : Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu, Elle, Le bureau des légendes, Dix pour cent… Nous aurions dû interroger le maître d’hôtel sur les manies des acteurs et autres caprices de stars !

La décoration et l’esprit propre au grand argentier du roi Louis XIV flotte dans les hauteurs vertigineuses de la salle (environ 6 mètres de hauteur sous plafond !), mosaïques anciennes au sol, pilastres sculptés, frises de style pompéien et miroirs gigantesques : on n’est pas tout à fait dans la Galerie des Glaces de Versailles, mais cela en impose quand même au gourmet !

Dans l’assiette, que du grand classique version bistrotière, avec une soupe gratinée à l’oignon, les poireaux vinaigrette et mimosa d’œuf, les escargots aillés, des plats de grand-mère comme le fondant de bœuf de 7 heures et sa purée de pommes de terre maison, l’aile de raie aux câpres, la blanquette de veau et son riz pilaf. Même les desserts de Muriel Aublet-Cuvelier jouent la carte du classicisme avec un baba au rhum, un Paris-Brest, une tarte aux myrtilles, lesquels peuvent être aussi emportés comme dans une pâtisserie, le lieu se transformant en salon de thé l’après-midi.

En discutant avec le chef, Fabrice Cornée, on sent son réel attachement à la cuisine traditionnelle et bourgeoise d’antan. Quelques plats répondent aux besoins des végétariens, nécessité actuelle oblige ; mais son cœur penche plus vers un beau foie gras maison de canard, des cuisses de grenouille à la provençale ou une andouillette 5 A.

Comptez bien 50 à 60 € à la carte pour 3 plats hors boissons ; en revanche, l’offre du menu à 22,50 € pour 2 plats et à 31,50 € pour 3 plats (café et boisson inclus) est une belle opportunité.

Avec un Bordeaux rouge Lalande de Pomerol « Plaisir de Siaurac » 2018 à 44 € la bouteille ou un Bourgogne blanc Château de Santenay 2016 à 49 € la bouteille ; le tour est joué pour accompagner son repas.

• Le Grand Colbert, 2 rue Vivienne, 75002 Paris. Tél. : 01 42 86 87 88

Panier gourmand à se faire livrer

La maison Ruinart propose des rendez-vous gastronomiques à domicile sous forme de panier-repas livrés avec bien sûr uune bouteille de champagne pour accompagner les plats.

En septembre, c’est le chef Sugio Yamaguchi qui est invité pour un menu en 3 propositions : gaspatouille de légumes d’été, tataki de thon aux pétales de rose, fruits rouges marinés aux mille fleurs. Comptez 130 €.

Plus d’informations sur : www.ruinart.com

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