Le Hameau des Baux

Publié le 29/03/2017

Le grand salon du Hameau des Baux.

DR.

Le Hameau des Baux offre un concept hôtelier différent : entre la typicité provençale des lieux, l’offre de restauration multiple, le concept d’exposition artistique et d’antiquités à acheter, il se révèle être un établissement haut de gamme différent où l’impression d’être chez soi est omniprésente.

Les Alpilles déploient leur chaine rocailleuse tout autour des cinq hectares de la propriété et le village classé des Baux-de-Provence est à dix minutes : autant dire que ce hameau jouit d’un emplacement privilégié que le propriétaire et créateur de ce concept-hôtel, Éric-Jean Floureusse, a su parfaitement magnifier avec l’aide de son épouse.

Et pourtant, rien de commun entre un passé axé sur la recherche aéronautique à Toulouse et ces mazets éparpillés en un réel village provençal, si ce n’est la passion et le bon goût artistique des Floureusse.

Une architecture mêlant la Provence et le vintage

Éric-Jean Floureusse le dit lui-même : le bâti construit de toutes pièces était parfaitement réussi : une kyrielle de maisonnettes provençales imitant un village avec son église, sa place aux platanes centenaires, son terrain de pétanque, ses bancs pour que les petits vieux discutent… Alors, « [il a] gardé la coque initiale et voulu marier la Provence profonde et éternelle avec le mobilier mémoriel et collectif de la seconde moitié du XXe siècle ». Pour cet entrepreneur-antiquaire, l’objectif est d’amener le client à voyager, à traverser le temps entre mythe provençal et création artistique contemporaine.

20 suites et chambres ainsi que les parties communes (salon, restaurant, le mas privatisable de 6 chambres) répondent à ce concept.

Une boutique-hôtel où le vintage s’achète

Un passionné d’objets anciens associé à une antiquaire spécialiste des années 1950 à 2000 : voilà de quoi alimenter en objets d’art vintage l’ensemble des pièces de l’hôtel.

Au Hameau des Baux, on peut ainsi expérimenter et acquérir la plupart des pièces de mobilier qui décorent les chambres. Ici une étagère hors norme, là un bureau en chêne 1950 de Jacques Hauville et une table basse 1970 ; là encore des fauteuils 1950 en rotin de Franco Albini, plus loin encore un bureau et sa chaise des années 1950 de René-Jean Caillette.

Ce mobilier s’intègre parfaitement aux boiseries peintes, aux murs blancs et aux tissus Rubelli ou Frey des rideaux ; mais l’inédit est la possibilité de les acheter.

Le Hameau est un gigantesque showroom d’antiquaires de 3 000 objets, plus important encore que l’ensemble des enseignes de l’Isle-sur-la-Sorgue. C’est un univers artistique à emporter et il ne faut donc pas s’étonner de voir une étiquette accrochée à la bibliothèque de votre chambre.

Cette possibilité d’acquérir est une grande source de créativité puisque les pièces sont en permanence vouées à évoluer et à voir leur décoration modifiée.

Aux cotés de cet univers déco prêt à emporter, la présence d’œuvres de trois artistes (en général, un plasticien, un sculpteur et un céramiste) est un plus artistique, témoignage de programmations éclectiques et d’une mise à l’honneur globale des arts. L’été 2016 mettait en avant le talent du peintre Didier Biffano, de la céramiste Juli About et de la portraitiste Mahaut Cambournac.

Une restauration à trois facettes

Tout comme l’art s’achète de manière inédite, la restauration est atypique et s’offre en trois lieux : du haut de gamme pour une cuisine française à La Table du Hameau ; de la « cuisine de rue » au foodtruck bleu pour la convivialité dehors ; de l’épicerie, cave, bar, salon de thé pour un service continu dans le village de Maussane-les-Alpilles à L’Avant-Goût.

 

LPA 29 Mar. 2017, n° 124j8, p.13

Référence : LPA 29 Mar. 2017, n° 124j8, p.13

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