Le Layon

Publié le 26/03/2018

Crème de cresson et mousse de chèvre accompagnée de radis.

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Dans le XIVe arrondissement, côté Pernety, nous partons à la découverte d’un bistrot contemporain très séduisant.

Une façade discrète dans une rue peu commerçante : le Layon devrait se mettre plus et mieux en évidence (visibilité extérieure du lieu) ; car ce restaurant est non seulement bon, mais aussi convivial et à tester pour son rapport qualité / prix.

À l’hôtel Montaigne, la Picarde Candyce Piotin était directrice du restaurant ; alors que le Normand d’origine congolaise, Phildera Diazabakana, y était chef de cuisine.

Rigoureux et professionnels, les deux amis décident de monter leur affaire pour une cuisine traditionnelle teintée d’exotisme sans pour autant être africaine ou du monde. Produits d’ici et d’ailleurs, rhums arrangés avec des fruits et des plantes de La Réunion ; mais version classique à la française avec une pointe de mystère car le menu est surprise et la carte inexistante !

Ne soyez donc pas décontenancé, mais pour une fois vous n’aurez pas à choisir ! Hormis un « 3 temps » ou un « 5 temps » (32 et 44 €), on vous interroge seulement sur vos intolérances.

Chou à l’orange, glace et zestes d’orange.

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Excellent dîner lors de notre venue en mars dernier, avec une crème de cresson et une mousse de chèvre accompagnées de radis, des poireaux mimosa revisités au parmesan, du thon et des artichauts poivrade, un filet de canette et polenta croustillante, un chou à l’orange, glace et zestes d’orange.

La présentation est esthétique et les cuissons parfaitement réalisées tant du côté du poisson que de la viande. Fraîcheur, acidité, douceur, mœlleux, croquant : le juste équilibre des assiettes est respecté et l’ensemble est vraiment bon. 

À déguster avec un Bourgogne aligoté Domaine Sébastien Magnien, à 47 € la bouteille et 8,50 € le verre. Le restaurant a fait le choix de vins presque tous bios, naturels ou en biodynamie et se fournit chez le caviste « Les Petits Domaines », dans le VIIe arrondissement parisien.

Gardez surtout de la place pour les rhums arrangés de Candice : plus d’une vingtaine de rhums associés à des fruits, des plantes, des bois de la Réunion et n’hésitez pas à demander des arrangés aux noms exotiques probablement inconnus de vous et pour certains de nous-même : sapote, bibasse, zévis, corossol, Ti-jacque, carambole, tangor… Les noms à eux seuls vous transportent déjà !

 

 

 

 

 

LPA 26 Mar. 2018, n° 135a3, p.21

Référence : LPA 26 Mar. 2018, n° 135a3, p.21

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