Le retour du marin

Publié le 29/11/2021 - mis à jour le 29/11/2021 à 11H13

Cette toile, Le Retour du marin, par Carl Gustaf Plagemann, a été présentée par la galerie Mendes au salon Fine Arts Paris et aussitôt acquise par le musée de Stockholm.

Galerie Mendes

Le marin prend la mer. Sur le quai du port, sa femme et ses enfants le voient partir non sans une certaine appréhension, tout en agitant un foulard. Les peintres ont souvent traduit cette scène. En la matière, les gravures, lithographies et les chromos abondent. Nous avons croisé une toile du peintre belge Émile Baes (1879-1954), qui traduit à la fois l’angoisse et l’espoir. La jeune femme représentée porte la main à sa bouche tandis que l’autre est posée sur son ventre arrondi. Ce panneau Le Départ des pêcheurs (73 x 60 cm) était estimé 700/1 000 €, dans une vente à Bruxelles. Un autre tableau, intitulé : Le Retour du marin (73 x 65 cm), par Carl Gustaf Plagemann (1805-1868), était présenté par la galerie Mendes au salon Fine Arts Paris et a aussitôt été acquis par le musée de Stockholm. Nous avons déjà croisé cette toile qui était alors titrée Les adieux au marin et qui nécessitait un certain nombre de restaurations. Ce dernier titre semble plus logique, dans la mesure où l’on voit sur la droite de la scène un enfant agiter un foulard vers le large. Le modèle principal, une femme vêtue d’une robe rouge à l’apparence somptueuse, ornée de broderies d’or à la taille, ne semble pas, en revanche, préoccupée par le départ ou le retour du marin. Son visage et son regard sont dirigés vers une plaque allégorique, tandis qu’elle joue de la mandoline. Sa coiffe fait songer au fichu plat traditionnel des femmes napolitaines, et l’instrument ne peut que conforter cette attribution.

Quoique peintre suédois, et pharmacien de formation, Carl Gustaf Plagemann a passé plus de temps en Italie que dans son pays natal. Il a laissé des portraits de jeunes femmes de la péninsule, notamment La Marchande de fruits, qui remporte toujours un certain succès. Cette toile (107 x 90 cm) a été peinte en 1865. L’artiste, au cours de ses pérégrinations dans la campagne et au bord des mers, a saisi des paysages, ce qui l’a fait qualifier de peintre naturaliste. Rares sont ses œuvres qui passent en ventes publiques. On en compte 23, dispersées en majorité en Suède ; la plus ancienne a été adjugée par la maison danoise Rasmussen en 1990, et la plus récente en 2019.

Également lors de la Fine Arts Paris, la galerie Sismann y a vendu une Vierge de l’Annonciation, École du Languedoc-Roussillon, (vers 1500), pour un montant compris entre 150 000 € et 200 000 €. La galerie a par ailleurs vendu un marbre blanc du XIXe siècle représentant Silène portant Dionysos enfant. Ce dernier était le fils adultérin que Zeus a eu avec Sémélé, une mortelle. Celle-ci n’ayant pu le porter à terme, il fut placé dans la cuisse de Zeus, d’où il naîtra. De là vient notre expression « sortir de la cuisse de Jupiter ».

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