Oléron : voir des oiseaux sur les estrans et dans la réserve naturelle de Moëze-Oléron

Publié le 17/08/2016

Bécasseau maubèche.

RNNMO – LPO Aurélien Audevard

Milieu vivant à part entière, les laisses de mer sont une interface entre la terre et l’océan. Il faut apprendre à connaître et à respecter ces débris d’origine végétale et animale que l’océan et ses marées ont posés sur le littoral.

Ces laisses de mer constituent un habitat fragile et reconnu d’intérêt écologique européen. À vous donc de préserver algues, bois flotté, coquillages, araignées et étoiles de mer ; en évitant les restes laissés par l’homme tels que les mégots de cigarette, tous les plastiques, les papiers et/ou cartons.

En vous promenant sur les estrans, vous pouvez sans le savoir, sans même vouloir faire mal, détruire un nid, des œufs en piétinant ou en laissant votre chien en liberté ; déranger les couples d’oiseaux nicheurs par une activité sportive ; arracher une plante qui est en réalité une protection de la dune contre l’océan et les vents.

Moëze-Oléron est un important territoire protégé, un havre de paix d’environ 6 700 hectares entre continent et mer pour protéger tant la végétation que les oiseaux migrateurs.

En haut de plage sur les dunes embryonnaires, des plantes halophiles qui aiment le sel et en ont besoin pour se développer : soude brûlée, liseron, pavot cornu, arroche et chiendent des sables, panicaut et euphorbe des dunes, etc. Toutes ces plantes sont une végétation pionnière utile à l’homme et à l’animal.

Des visites avec des professionnels du littoral permettent de voir à la jumelle les limicoles côtiers (petits échassiers) et autres oiseaux migrateurs.

Si vous êtes un passionné d’oiseaux, sachez que la réserve accueille de manière simultanée quelques 25 000 bernaches cravant, 13 000 bécasseaux maubèches et 30 000 variables, 900 barges rousses. S’ajoutent d’autres espèces de migrateurs en provenance du Nord de l’Europe, de Sibérie, du Canada ou du Groenland qui s’installent sur les bancs pour se nourrir, se reposer ou faire leur nid ; avant de repartir l’année suivante.

Gravelot à collier interrompu.

RNNMO – LPO Aurélien Audevard

Avec un peu de chance, vous verrez cigognes, aigrettes, busards des roseaux, tadornes de Belon, vanneaux huppés, courlis, tournepierres à collier…. Mais s’ils ne sont pas au rendez-vous, n’en voulez pas à votre accompagnateur : les oiseaux peuvent difficilement vous attendre à l’heure précise de votre propre venue !

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Référence : LPA 17 Août. 2016, n° 119h3, p.14

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