Séjour dans un chalet Hip Hideouts de Val-d’Isère

Publié le 25/03/2021 - mis à jour le 29/03/2021 à 19H05

Vitello tonnato.

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Pensez à réserver pour le futur, et hors crise sanitaire, un hébergement et séjour de rêve dans un des chalets Hip Hideouts de Val-d’Isère.

Qu’est-ce que le « Hip Hideouts » ?

Créé en 2010 par un Anglais, Richard Thompson, et un Hollandais, Graham Folmer, le concept Hip Hideouts est venu combler une lacune sur le marché du ski de luxe : apporter une ambiance contemporaine et new-yorkaise au cœur des montagnes avec en prime un service personnalisé de conciergerie et de cuisine servie haut de gamme.

Bien sûr, les hôtels et/ou palaces existaient dans certaines stations ; mais pas les chalets privatisables pour de petits groupes de professionnels, d’amis ou pour les familles.

Le choix s’est porté sur une station sportive – non mondaine à l’image d’un Courchevel ou Megève – mais qualitative pour sa neige, son nombre de pistes et sa durée de saison hivernale.

De 8 à 14 personnes, quelque 10 chalets accueillent aujourd’hui une clientèle très cosmopolite d’Américains, d’Anglais, de Hollandais, de Brésiliens, de Russes et de Français et de Belges. Au pied des pistes ou en cœur de village, la qualité des prestations règnent pour vous permettre de passer un séjour de rêve, des moments inoubliables.

Une décoration « montagne » mais design

Récemment construits ou repris d’habitations anciennes, les chalets se fondent dans les montagnes environnantes, car les pierres de lauze locales de la région de la Vanoise et le bois sont omniprésents. S’y ajoutent de grandes verrières offrant des vues et une ossature en partie métallique pour les baies vitrées, les marbres et les granits pour les piscines, les cuisines.

Chaque pièce s’ouvre sur les montagnes par ses baies vitrées pour des vues époustouflantes, sa terrasse boisée ; mais c’est dans la pièce centrale, dominée par une cheminée et son feu, que la convivialité règne en maître pour s’y retrouver autour d’un verre, d’un repas, d’un jeu de société.

Une grande table en chêne massif, des luminaires style industriel, des textiles sobres et raffinés : une discrète élégance est de mise sans excès ostentatoire, sans luxe outrancier.

En aucun cas la décoration opte pour les habituels clichés de couverture en peaux de mouton, de tissus type Frey avec chalets sous la neige, de coussins avec de gros cœurs dans des tonalités rouges et vertes. Aucun vieil équipement sportif n’est suspendu aux poutres : ni ski d’antan, ni luge, ni patins à glace ne sont accrochés aux solives. Dans certaines chambres, seules quelques très belles photos d’ours rappellent que le froid n’est pas loin !

De prime abord, on ne peut que constater que la décoration a été confiée à des architectes et décorateurs qui ont exploité de beaux matériaux.

À chaque chalet ses prestations propres, type garage, hammam turc ou sauna ; mais chacun dispose d’une piscine, d’un ordinateur avec Wifi intégré, parfois d’un home cinéma, et surtout d’une jeune équipe disposée à vous rendre le séjour le plus agréable possible.

Risotto.

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Une cuisine de chefs étoilés

Besoin de se requinquer après une journée de ski ou une balade en raquettes ? L’excellente cuisine des chefs est là et nul besoin de chercher un restaurant ou de ressortir dehors. Tout est prêt « chez vous » !

Alors ne craquez pas trop à 17 heures avec le cheesecake mangue-ananas ou le cake au citron ; car le dîner, après un vin blanc savoyard ou un rosé provençal et un saucisson au comté et reblochon, est digne d’un restaurant gastronomique. En effet, les cuisiniers ont travaillé dans des établissements étoilés au Michelin qu’ils ont quittés, faute de pouvoir être libres dans leur créativité culinaire.

Au programme, un menu en 3 plats avec risotto aux épinards frais et crème de parmesan, suivi par une pièce de bœuf et ses carottes marinées à la coriandre et une glace à la camomille meringue italienne au citron. Un autre soir, nous avons testé un mille-feuille chaud d’aubergines, mozzarelle de bufflonne accompagné de caponata froide pour rendre honneur en chaud-froid à ce légume méditerranéen. Suivaient un thon mi-cuit aux sésames blond et noir, une crème brûlée à la vanille et sa quenelle de glace framboise-menthe. Notre dernier repas a débuté avec un vitello tonnato, dont le veau avait été cuit à très basse température pendant 8 heures pour lui garder sa tendreté, puis il s’est poursuivi avec un saumon poché céleri cubes de Granny Smith et un moelleux au chocolat glace pop-corn.

À l’énoncé de ces plats, vous aurez peut-être saisi que le chef était d’origine italienne, notamment par l’approche de sa cuisine. En fait, Giacomo Mazzuia avait œuvré chez Ferran Adria, et son frère Albert Adria est étoilé de Barcelone ; ainsi que chez Matteo Baronetto à Turin.

Avec une bouteille de Bordeaux, de Menetou Salon et des vins régionaux, les dîners étaient un régal qui clôturaient en beauté la journée, avant un ultime saut dans la piscine.

La haute saison se réserve une année à l’avance ; mais des offres spéciales et avantageuses existent en des périodes plus creuses début décembre, en janvier après les fêtes de fin d’année et en avril.

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Référence : LPA 25 Mar. 2021, n° 160h8, p.23

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