Spécialités gastronomiques d’Anjou et visite au Bioparc de Doué-la-Fontaine

Publié le 29/10/2020 - mis à jour le 30/10/2020 à 9H43

Le crémet.

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Goulines, galipettes, rillauds, crémets, fouaces : des noms charmants et inédits pour ces spécialités angevines. Mais connaissez-vous ces bons produits ?

Nous ne pouvons que vous recommander ces typicités angevines. Ces produits restent néanmoins très riches et se montrent plus hivernaux qu’estivaux ! C’est la raison pour laquelle cette consommation, qui a lieu dans des restaurants troglodytiques (formules à volonté aux environs des 25 €) doit être contrecarrée par une grande promenade digestive.

L’Anjou est un pays de champignonnières et les champignons y poussent sur des petites butes. Si on laisse pousser longtemps un champignon de Paris, il devient si gros, si lourd de son chapeau qu’il bascule en faisant une galipette de sa butte pour se retrouver la tête en bas, le pied en l’air. Avec ces champignons emblématiques d’Anjou sont nées diverses recettes de champignons farcis : les galipettes farcies. Les galipettes sont nombreuses et varient au gré des envies de la cuisinière : persil et rillettes, jambon, chèvre, fromage frais. À chacun, chacune sa galipette préférée !

Plat emblématique, la gouline a été déclarée « plat de l’Anjou » en 2017. Mais quel drôle de nom et d’où provient-il ? La « gouline » désigne le visage d’un petit enfant, sa frimousse, sa petite bouille enfantine qu’on a envie d’embrasser, de croquer à pleine « goule ». Tout comme cette tourte gourmande aux champignons de Saumur, aux rillauds, aux échalotes, à la moutarde et à la sauce tomme et crème. Un peu roborative, la gouline peut être revisitée sans la pâte feuilletée qui l’entoure, comme cela est le cas à la charmante ginguette « La cabane du chat qui pêche », située sur les bords de la Mayenne à Cantenay-Épinard.

Les rillauds sont aussi appelés « rillons », « rilleaux », ou « rillettes » et « grillons » dans d’autres régions. Il s’agit de morceaux de poitrine de porc cuits longuement qui se consomment froids ou chauds. Cette spécialité est célébrée par une confrérie, celle des « Faiseux de Rillauds d’Anjou », fondée en 1973 au château de Brissac. Le premier dimanche de juillet est organisée la « Rillaudée », un concours festif qui honore les charcutiers.

« Fouace » ou « fouée », le nom change mais désigne toujours une petite boule de pain à garnir de rillauds, de beurre aillé, de champignons, de mogettes. Les bonnes maisons le servent chaud et il faut consommer rapidement sa fouace, qui est un pain à mi-chemin entre la pizza et la pita.

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Et pour terminer sur une note sucrée, le crémet qui est un dessert bien crémeux comme son nom l’indique, à mi-chemin entre le fromage blanc, la faisselle, le Fontainebleau.

En fait, il s’agit d’un mélange de crème fouettée et de blancs d’œufs battus en neige auxquels sont ajoutés des condiments, tels que vanille, jus de citron selon les recettes. Le plus souvent, le crémet est nature et légèrement sucré et accompagné d’un coulis de fruits rouges ou jaunes, de caramel…

Pour être en phase avec la région, mangez ces plats dans un restaurant troglodytique et direction le Bioparc de Doué-la-Fontaine pour éliminer.

Avant même d’être un parc animalier ou un zoo, le Bioparc est une histoire de famille, une passion sur 3 générations. Ouvrant au début des années soixante, le père Louis Gay impose sa détermination à fonder un refuge animalier et inculque à son fils Pierre sa folle passion.

Aujourd’hui, le fils a dépassé le maître et peut s’enorgueillir d’être à la tête de nombreux projets de sauvegarde d’animaux sauvages un peu partout dans le monde. Protéger les condors du Pérou et les aras d’Amérique du Sud, les rhinocéros africains, les singes du Congo, les léopards ceylanais, les gibbons indonésiens, les lémuriens de Madagascar ; tel est le quotidien de Pierre Gay à travers Projets Nature.

Outre la protection d’espèces pour la plupart en voie d’extinction à cause de la déforestation ou du braconnage, l’intérêt du parc est son utilisation du contexte naturel, des caves troglodytiques, pour reconstituer l’habitat des bêtes.

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Référence : LPA 29 Oct. 2020, n° 156h7, p.18

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