Terra Botanica et Les petits prés

Publié le 26/08/2020 - mis à jour le 01/09/2020 à 10H21

Terra Botanica

Le premier parc européen du végétal, Terra Botanica, près d’Angers, fête avec panache ses 10 ans. L’occasion aussi de tester Les petits prés, le restaurant de Samuel Albert, vainqueur de Top Chef en 2019.

À croire que le confinement lui a fait du bien ! Pour fêter sa première dizaine, le parc Terra Botanica est superbe et il enchaîne les récompenses et prouesses : 12 hectares cultivés sans pesticides, un potager élu « potager remarquable » en 2019, 330 000 visiteurs cette même année, 5 000 variétés de plantes et 500 000 végétaux.

Dans cet écrin de verdure, le promeneur est plongé au cœur du végétal, des plantes « des origines de la vie », aux plantes exotiques, en passant par le « jardin sans eau ».

Terra Botanica

Boris Barré, responsable d’animation, le confirme : le succès du parc tient au fait qu’il touche tous les publics, des petits aux adultes, dans la mesure où Terra Botanica propose des animations et des distractions sans être un parc d’attraction. En effet, Terra Botanica n’est pas qu’un jardin car on peut s’y amuser. Toutes les générations y trouvent leur compte et l’ensemble est donc un lieu idéal pour les familles. Des animations ludiques sont là pour les aventuriers en herbe : voyagez au cœur de la canopée dans une coquille de noix, profitez d’une vue globale à 150 mètres de haut dans un ballon, admirez le ballet des papillons dans leur serre, faîtes un selfie avec le mammouth ou le « terranosaure », partez à la recherche du trésor perdu de La Pérouse….

En famille ou entre amis, on peut passer une journée entière dans ce parc.

Si votre âme de jardinier écolo vous taraude, vous pourrez acheter des plantes sur place et manger dans un restaurant « zéro déchet » (nourriture dans des bocaux en verre, couverts compostables, légumes privilégiés, etc.).

Les petits prés

En novembre 2019, l’angevin Samuel Albert s’est installé au cœur de la ville d’Angers, dans son restaurant Les petits prés.

Pétri des souvenirs et des fumets d’une grand-mère cuisinière, il a démarré à 19 ans dans les cuisines de Ducasse à Monaco, puis chez des chefs étoilés avant de parcourir le monde de la Suisse à l’Australie, en passant par la Chine. Suit son apprentissage dans les brigades de Michel Sarran et de Philippe Etchebest. Puis c’est l’épreuve et la consécration de la télévision, car il s’engage avec un complice breton, Guillaume Pape, dans l’émission Top Chef.

S’il fait honneur aux produits locaux, il sublime ses plats par des épices (miso, poivre de Sichuan) et soigne l’esthétisme de ses assiettes ; ce qui fait qu’il remporte l’émission et est couronné Top Chef 2019. À l’ouverture de son restaurant, cette médiatisation lui a ainsi valu la réservation de 1 000 couverts en moins de 48 heures ! On ne peut donc pas venir dans la capitale angevine sans faire un petit tour par ces Prés là et tester cette cuisine.

Étonnante proposition terre-mer et début de repas avec un foie gras en terrine à l’anguille fumée, chutney de fruits secs et gelée au bouillon dashi (14 €). Le fumé de l’anguille était intéressant et pouvait presque s’assimiler à la force de certains poivres utilisés lors de la cuisson de foie gras.

Pour le plat principal, ceux qui affectionnent la viande ne seront pas déçus avec la belle sélection carnée d’entrecôte Simmental, de bavette wagyu et de faux-filet de vache jersiaise maturé 45 jours. Nous avions sélectionné la volaille fermière du Maine pour l’intérêt de sa cuisson basse température. Cette dernière était d’une tendresse incomparable même si elle demeurait un peu trop rosée (17 €). Le jus au tandoori conférait une pointe d’exotisme et la garniture, gaufre de Bruxelles en trompe-l’œil – en réalité des pommes de terre, fromage, crème montée au parmesan –, était un délice (5 €). Cet accompagnement-là va devenir un best-seller, c’est sûr !

Le talent artistique de Samuel Albert était nettement perceptible dans son dessert : sa pomme Magritte. Une superbe Granny Smith en chocolat garnie d’une ganache chocolat blanc et miel, compote de pommes au yuzu. Une belle réussite que ce second trompe-l’œil, tant du côté esthétique que gustatif (12 €).

Pomme Magritte

Et pour les vins, n’hésitez pas à prendre les crus de la région : en blanc, l’AOP Anjou Château de la Roulerie 2018, à 5 € le verre, ou en rouge, cette même AOP, avec le Château de Fresne 2016, à 5 € le verre également.

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Référence : LPA 26 Août. 2020, n° 155q0, p.22

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