Trois nouvelles pâtisseries et leurs spécialités testées en Click & Collect

Publié le 09/12/2020 - mis à jour le 11/12/2020 à 17H48

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Les tartines feuilletées de Séraphine

Passant régulièrement par la rue de la Tour, chemin idéal pour remonter de la Seine au bois de Boulogne.

Non loin de la rue de Passy existait une boulangerie dont les pains étaient aussi surannés que la devanture. Depuis quelques semaines, nouvel aménagement, nouveaux propriétaires et gérants, et nouvelle offre testée par nos soins.

L’offre du pain est bio, avec beaucoup de gros pains à la découpe, riches en fruits secs et graines, amandes, noix, raisins, cranberries afin de préparer des pains à la farine complète et aux apports glucidiques par les fruits secs et non par les graisses animales.

Moins légères, mais tellement bonnes, nous avons craqué pour leurs tartines feuilletées : quelque 3 ou 4 recettes salées aux parfums subtils. Crème, artichaut et saumon fumé (ce dernier est un poil trop salé) ; tomate cerise, chèvre, moutarde, pesto (fraîche et ensoleillée) ; et notre favorite, courgette, feta, pointe de menthe, qui est vraiment excellente. Comptez environ 4,60 €.

Le feuilletage est réussi : aérien, croustillant et non gras. Il se prête également à des desserts avec de l’ananas en morceaux, des poires crues rehaussées de ganache vanillée et de vrai caramel maison (4,20 €).

• Séraphine, 26 rue de la Tour, 75016 Paris.

Les madeleines et chocolatines de BO&MIE

Hélas, la trentaine de places assises accolées aux tables d’hôtes ne sont plus accessibles aux gourmets. Mais les 3 pâtisseries que Jean-François Bandet a ouvertes depuis novembre 2017 connaissent un franc succès. La faute à quoi ? Aux prix ultra compétitifs en regard de la qualité du produit travaillé par des chefs pâtissiers issus de palaces parisiens, et bien sûr aux pains au chocolat et aux madeleines pralinées.

Lardées de chocolat comme un zèbre, les chocolatines respirent la croustillance et sont généreuses en mini tablettes de chocolat. Quant aux madeleines, elles auraient fait craquer Proust : moelleuses, avec un cœur fondant coulant de praliné !

• À essayer si vous passez par le 359 rue Saint-Martin, 18 rue de Turbigo, et 91 rue de Rivoli à Paris.

Les panettones de Christophe Louie

Après un apprentissage dans la vallée d’Aoste aux origines de ce dessert, auprès du célèbre pâtissier italien, Mauro Morandin, ce chef-là est un réel virtuose du panettone et nous n’avons jamais mangé meilleur panettone que le sien.

Reprenant la tradition de ce produit sucré phare des années 1950 en Italie et tout en étant créatif, Christophe Louie a su enrichir cette noble brioche de sa personnalité, de son expérience, de ses voyages. Chaque panettone constitue à bien des égards une initiation au goût et une invitation à la découverte de la gastronomie italienne.

Moelleuse, parfumée à souhait, la texture de son panettone est lumineuse. Son secret réside en trois points : d’excellentes matières premières (beurre de laiterie, farine sélectionnée, miel français, oranges confites de Calabre, amandes et figues des Pouilles), le tour de main du chef et un levain naturel qui baigne chaque matin dans une eau sucrée à 37° avant d’être massé puis trempé dans l’eau toute une nuit.

En tout cas, ce procédé réussit au levain naturel, organisme vivant par excellence, car au final, la brioche est gonflée à souhait, tendre à l’infini avec une bonne faculté de conservation sur plusieurs jours.

Plus d’informations sur : www.christophelouie.fr

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Référence : LPA 09 Déc. 2020, n° 158a7, p.18

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