Explosion rue de Trévise à Paris : les juges ont achevé l’instruction du dossier

Publié le 24/11/2021 - mis à jour le 24/11/2021 à 20H46

Les magistrats du tribunal judiciaire de Paris ont convoqué, mercredi 24 novembre, l’ensemble des parties civiles victimes de l’explosion au gaz survenue rue de Trévise (IXe arrondissement) le 12 janvier 2019. Ils leur ont signifié la clôture imminente de l’instruction du dossier. La Ville de Paris et le syndic seront très probablement renvoyés devant le tribunal correctionnel.

Explosion rue de Trévise à Paris : les juges ont achevé l’instruction du dossier
A l’angle des rues de Trévise et Sainte-Cécile, les palissades au pied de l’immeuble toujours inoccupé (Photo : ©I. Horlans)

Les juges d’instruction en charge de l’accident dramatique qui a causé la mort de deux pompiers, une touriste espagnole et une infirmière, qui a fait 66 blessés dont certains handicapés à vie, et privé de domicile plusieurs centaines de riverains de la rue de Trévise, ont achevé leurs investigations. Ils l’ont annoncé ce mercredi 24 aux parties civiles, réunies en nombre à l’auditorium Pierre Drai du Palais de Justice.

La Ville de Paris et le syndic de copropriété de l’immeuble situé 6, rue de Trévise, où l’explosion s’est produite, restent les seules personnes morales mises en examen. L’entreprise Fayolle, qui a effectué des travaux sur le trottoir au pied de l’édifice à la demande de la mairie, demeure placée sous le statut de témoin assisté. GRDF, filiale d’Engie distributrice du gaz dans la capitale, qui n’était pas poursuivie, est en l’état, et sur le plan pénal, définitivement exonérée de toutes responsabilités.

Les juges s’accordent un délai d’une quinzaine de jours afin de permettre aux mis en examen de demander des actes supplémentaires, peut-être une nouvelle contre-expertise. Les conclusions des cinq experts, présents dans l’auditorium aujourd’hui, ne sont pas favorables aux mis en cause. Par la suite, les juges signeront leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Très éprouvées par la longue réunion qui les a retenues toute la journée, des victimes ont fait part, à leur sortie, de leur désarroi : « C’était difficile, très technique, et nous avons l’impression que le procès ne se tiendra que dans plusieurs années. Il va falloir tenir… » Elles attendent toujours que l’accord-cadre qui permettra de les indemniser soit enfin signé par Anne Hidalgo, la maire de Paris. Elles espèrent que les fonds seront débloqués avant la troisième commémoration du drame, le 12 janvier prochain. Cela va bientôt faire deux ans que cet accord, qui leur permettrait de se soigner et de revivre à peu près normalement, est au centre d’âpres débats entre la Ville et les associations de victimes. L’exécutif s’est emparé de ce volet civil de l’affaire et a invité la municipalité à agir au plus vite.

 

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