Discrimination à l’embauche des personnes d’origine supposée maghrébine

Publié le 24/11/2021 - mis à jour le 24/11/2021 à 18H41

De nombreuses études montrent que les Français issus de l’immigration maghrébine se heurtent à des difficultés importantes sur le marché du travail, et ce dès la première étape du recrutement.

Les résultats d’un testing récent réalisé par la DARES et de grande ampleur le confirment.

L’étude effectuée par ISM Corum (Inter service migrants – Centre d’observation et de recherche sur l’urbain et ses mutations) et l’Institut des politiques publiques (IPP) sous l’égide de la Dares permet de mesurer la discrimination à l’embauche à l’encontre des personnes d’origine supposée maghrébine sur un ensemble de métiers divers et de mettre en évidence d’éventuelles différences selon plusieurs segments du marché du travail et profils des candidats. Elle est fondée sur un grand nombre de candidatures envoyées en réponse à des offres d’emplois. Elle se veut représentative en termes de métiers et de secteurs, et couvre l’ensemble du territoire métropolitain.

La diversité des métiers choisis permet de vérifier s’il existe un écart dans le traitement selon l’origine supposée en fonction des niveaux de qualification, du degré de féminisation ou
des difficultés de recrutement.

En moyenne, à qualité comparable, les candidatures dont l’identité suggère une origine maghrébine ont 31,5 % de chances de moins d’être contactées par les recruteurs que celles portant un prénom et nom d’origine française. Si les discriminations liées à l’origine supposée sont fortes et persistantes, elles sont plus faibles, sans s’effacer, parmi les salariés les plus qualifiés.

Ces résultats ne varient pas sensiblement entre les femmes et les hommes.

Sources :
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