Droit de la famille

Publié le 15/10/2020

Cellule fondamentale de la société, à la fois éternelle et changeante, la famille est investie selon les époques et les civilisations de fonctions diverses : politiques, économiques, sociales, religieuses. En Occident, elle connaît depuis 50 ans de profondes mutations.

Son pilier traditionnel, le mariage, est concurrencé par d’autres formes de vie en couple et fragilisé par la multiplication des séparations ; son ouverture aux couples de personnes de même sexe en a transformé la nature.

Le principe d’égalité entre enfants a conduit à effacer toute distinction entre filiation dans le mariage et hors mariage ; les progrès de la biologie et la maîtrise de la vie et du vivant ont remis en cause les structures mêmes de la parenté, alors que la famille s’ouvre à l’homoparenté et à la parenté d’intention.

Les relations au sein de la famille n’échappent pas à ces bouleversements : l’autorité parentale, les relations de couple, les obligations alimentaires sont elles aussi touchées par le souffle puissant de la liberté et de l’égalité.

Partout, les droits et libertés de l’individu, portés par la dynamique européenne, affirment leur emprise. Entre quête du bonheur individuel et sens de la responsabilité, entre revendication égoïste des « droits à » et respect de la solidarité du groupe, volonté d’autonomie et appel à la protection de l’État, la famille et, plus encore, le droit contemporain de la famille se cherchent.

Après le mariage, les concubinages, le pacs, le divorce et les autres formes de séparation, cet ouvrage traite de la filiation puis des relations au sein de la famille (autorité parentale, obligations alimentaires, relations entre époux).

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Référence : LPA 15 Oct. 2020, n° 157c3, p.2

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