Essonne (91)

À Chamarande, devenez « un [autre] animal »

Publié le 19/08/2022 - mis à jour le 19/08/2022 à 10H42

Devenir [un autre] animal – Exposition au château du Domaine de Chamarande [26/03/2022 – 18/09/2022]

Fr. Lauginie / Département de l’Essonne – © Edi Dubien, 2022

Dans le domaine départemental de Chamarande en Essonne, au cœur du château et de ses jardins, l’année 2022 redécouvre le rapport humain/animal. En effet, à rebours de la tradition philosophique occidentale de construction de l’humain par opposition à l’animal (conscience, rire, amour, etc.), il est proposé ici un voyage à travers ce que nous avons en partage, les transformations qui s’opèrent chez l’un au contact de l’autre. « D’abord parce que le premier [l’humain], sujet sensible et intelligent tout à la fois, n’a jamais cessé d’être un animal : un être vivant, biologique, mû par des besoins et des désirs. Et qu’à l’inverse, peut-être que le second [l’animal] n’a jamais cessé d’être aussi un sujet, à la fois sensible et intelligent. Notre rapport à l’autre animal doit alors être entièrement réévalué, en l’envisageant comme une relation entre deux personnes qui coexistent voire cohabitent, pour le meilleur comme pour le pire, et qui dès lors doivent se comprendre » explique Gilles Rion, responsable des expositions et du FDAC de l’Essonne.

Tout au long de l’année, un cycle d’expositions examine ce thème. Jusqu’au 18 septembre, c’est l’exposition collective d’art contemporain « Devenir un [autre] animal » qui explore ce monde commun à l’humain et l’animal, interroge les glissements, « les rôles et les identités » de l’autre. Huit artistes et un collectif présentent des œuvres créées au cours des dix dernières années, parfois retravaillées pour l’occasion, d’autres même inédites : Katia Bourdarel, Odonchimeg Davaadorj, Edi Dubien, Charles Fréger, Delphine Gigoux-Martin, Benoit Huot, Julien Salaud, Nicolas Tubéry et La « S » Grand Atelier.

Les artistes investissent chacun une salle de ce château du XVIIe siècle (salons, bibliothèque, vestibule, etc.) où les œuvres tranchent avec les élégantes moulures dorées.

Retenons particulièrement le travail de Katia Bourdarel, dont les sculptures représentent des loups, ou plutôt des louves, animaux objets de fantasme s’il en est, portants ces masques de carnaval appelés loups.

Une exposition accessible à tous les publics, qui peut se voir en famille.

• Domaine départemental de Chamarande, 38, rue du Commandant-Arnoux 91730 Chamarande

Jusqu’au 18 septembre

https://chamarande.essonne.fr/

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