Caterina

Publié le 22/10/2019

Côte de veau panée.

DR

Lundi soir, rares sont les restaurants qui affichent « complet » !

Alors, même si le quartier Pigalle-Blanche est continuellement vivant, nous avons été surprises de découvrir cet établissement.

Rien de hautement gastronomique à cette table napolitaine, Caterina ; mais de la générosité, de la convivialité, de la simplicité avec des produits italiens, en provenance principalement de la région de Naples.

C’est le chef, Nicola Iovine, qui signe la carte « con amorce », comme il le dit et l’annonce lui-même sur son menu !

Fumée ou de bufflonne, la mozzarella et la burrata des Pouilles sont ici à l’honneur et se glissent un peu partout. Gratin d’aubergines, poêlée de légumes, jambon cru de Parme, risotto pané, écrasé de pommes de terre : tous ces plats s’arrondissent autour du fromage crémeux et coulant à la blancheur très virginale. Comptez entre 9 et 14 € pour ces antipasti.

Les pâtes peuvent être votre plat principal et nous vous suggérons alors les fusilli avellinesi, cacio e pepe, des fusilli fourrées de pecorino romain (un fromage un peu sec de brebis), et de sauge bien parfumée (15 €).

Une pizza peut aussi apaiser votre faim, et comme c’est un plat qu’on trouve hélas souvent galvaudé à chaque coin de rue, optez pour les créations du restaurant avec les pizzas à la crème de truffe ou au pesto de pistaches (19 et 18 €).

Si vous êtes fan de viande, c’est le veau qui se fera une petite place dans votre assiette : côtelette panée, roulade garnie de Parme ou boulettes avec des légumes comme accompagnement (les féculents sont toujours dans les antipasti). À 23 €, l’assiette est généreuse !

Pour finir sur une note sucrée, l’incontournable tiramisu (8 €), qui ici est pour une fois fort en café et non pas uniquement crémeux, mascarpone oblige ! Panna cotta et tarte à la ricotta et à la fleur d’oranger signent encore le côté napolitain de l’établissement.

Bien sûr, des vins italiens se doivent d’accompagner votre repas et la botte compte suffisamment de belles appellations pour que vous n’alliez pas choisir un Bordeaux ou un Languedoc-Roussillon. D’ailleurs, même le menu indique l’origine des produits et des matières premières. À boire donc en provenance de Vénétie, un Valpolicella à 6 € le verre et 27 € la bouteille ; de Toscane, un Chianti bio à 8 € le verre et 30 € la bouteille, de Sardaigne un Vermentino à 8 € le verre et 31 € la bouteille.

LPA 22 Oct. 2019, n° 148m2, p.16

Référence : LPA 22 Oct. 2019, n° 148m2, p.16

Plan
X