Le Bistro Saint Dominique

Publié le 07/05/2019 - mis à jour le 03/07/2019 à 17H07

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À quelques mètres du Champ-de-Mars et de la Tour Eiffel, vous viendrez ici pour le charme de ce coin de rue très commerçant et surtout pour cette petite place autour de la belle Fontaine de Mars sculptée en 1806 par Pierre-Nicolas Beauvallet.

Le nouveau propriétaire du Bistro Saint Dominique, Guido Beauvallet, est un descendant de cet artisan sculpteur ; il a été comme prédestiné pour racheter, il y a moins de 10 ans, cette adresse mythique.

Après divers travaux, l’établissement d’un nouveau chef, voilà un lieu neuf et restauré, même si l’histoire le rattrape toujours, eu égard à l’amusant passé de ses murs…

En effet, ce bistro a été très connu, tout comme les autres restaurants environnants, pour être une maison de passe au XIXe et au XXe siècle. Preuve en est le ravissant escalier en colimaçon, classé au titre des monuments historiques (intouchable donc), qui entraînait ces messieurs à suivre ces demoiselles au premier étage, où pièces en alcôve et cheminée ancienne les attendaient.

Personnalités, militaires de haut grade, et hommes politiques se sont glissés, ici via des portes dérobées !

Plus de trace de ce passé sulfureux, mais un esprit bistro affirmé avec un beau bar en bois, des tommettes encastrées autour de moulures apparentes sur fond d’éclairages modernes.

Dehors avec 40 couverts, une très agréable terrasse en retrait de la rue, chauffée en hiver et abritée des éventuelles intempéries permet un repas en extérieur.

À la carte, des plats pensés par Alexandre Linsolas, le consultant gastronomique de ce bistro.

En entrée, osez l’originalité d’un poulpe croustillant accompagné d’une salade de pommes de terre et de cébette (16 €).

Poursuivez par un des plats « phares » du lieu, le ris de veau au sautoir, pommes darphin et jus de sarriette, un beau ris de veau tendre et non gras parfaitement saisi (28 €).

Oscillant entre dorade, pièce de bœuf, magret de canard, et pavé de saumon, les autres plats flirtent plus avec le classicisme ambiant.

Même constat pour les desserts avec une hésitation entre le moelleux au chocolat, le baba au rhum, le mille-feuille, ou la crème caramel pour finir en douceur sur une excellente tarte au citron coiffée de sa meringue croquante (9 €). Le tout accompagné d’un Bourgogne rouge, AOC Bissey, un Pinot Noir à 7,50 € le verre et 37 € la bouteille.

LPA 07 Mai. 2019, n° 143e9, p.16

Référence : LPA 07 Mai. 2019, n° 143e9, p.16

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