Maison Bréguet

Publié le 21/12/2021

Assiette de la Maison Bréguet.

Maison Bréguet

Plus de chemises et de pantalons sur cintres, plus de vapeur chaude des fers à repasser glissant sur le coton des vêtements : la teinturerie d’antan n’est plus dans ce quartier populaire ; s’est installé ici, non loin de Bastille, un hôtel 5 étoiles.

Du luxe certes, mais rien à voir avec la sublime marque d’horlogerie Breguet, autrefois française avant d’être reprise par le groupe Swatch. L’établissement a repris le nom de la rue où il se situe. Maison Bréguet est plus une maison à vivre qu’un hôtel où seulement dormir ; on s’y sent bien, comme chez soi, entre le hall d’entrée aux antipodes d’une conciergerie classique, le bar où un cocktail (on a testé le Basilic : délicieux, entre rhum ambré vanillé, liqueur de pêche, citron vert et basilic) vous attend avec de délicieuses noix de cajou aux herbes de Provence, la terrasse extérieure où quelques tables permettent une collation. Signée Juan Alvarez, la décoration dans ses tons bleus et beiges, dans une certaine épure, est douce et reposante. L’ensemble a été conçu sur-mesure pour le lieu ; mais ici, pas d’ostentatoire, de luxe clinquant et tapageur ; histoire de se sentir bien dans un univers parisien d’élégance feutrée.

Dans votre assiette, des plats joliment orchestrés et une carte courte (signe de fraîcheur) par un chef d’origine turque, que l’on peut voir travailler sur le côté de la salle en toute transparence.

Nous avons testé les entrées très automnales, avec une terrine associant bœuf en daube et foie gras en un subtil mélange de viande rustique et de foie raffiné. Quelques échalotes confites rafraîchissaient le plat. Plus légère, la tarte fine aux champignons cachait en son centre un œuf parfait qui, du fait de sa cuisson à 64 degrés, coulait bien sur les champignons crus et cuits, qui se mélangeait agréablement au jus de viande (20 et 18 €).

L’iode a été notre choix pour le plat principal, avec de belles noix de Saint-Jacques (c’est la saison, profitez- en) sur une purée de panais et de chips de sarrasin (32 €), et un pavé de sériole aux coques et choux bien revenus et sautés à la poêle (30 €).

Un peu de déception en revanche avec le dessert : une mousse chocolat et une glace au sarrasin (12 €) qui n’était pas de la qualité du salé précédent.

Côté vin, optez pour un verre de Pouilly Fumé le Château de Tracy 2019 à 12 € ; en rosé le Côtes-de-Provence Château La Martinette 2019 à 8 €.

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