Mumi

Publié le 16/11/2017

La fraîcheur du kiwi.

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La salle du Mumi.

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Drôle de nom pour cet endroit ! Mumi est la contraction de Museum Mile, l’art étant présent dans ce restaurant et dans son proche quartier des Halles avec Le Louvre, Beaubourg et bientôt le futur Musée d’art contemporain de l’ex-bourse du commerce.

Noyer d’Amérique au sol et pour les tables aux bords doux et ronds, fresques aux murs et en vitrine du street artiste Codex Urbanus, plafonds acoustiques pour une ambiance musicale, bols de bouillon créés par un artisan potier : l’art quel que soit sa forme se glisse en petites touches chez Mumi pour des clins d’œil appuyés à la culture artistique.

Les assiettes sont préparées par le chef Angelo Vagiotis, un homme né à New York élevé en Grèce, cuisinier à Londres et à Paris. Les plats s’annoncent de manière très peu explicite en mentionnant juste 3 matières premières, telles que maquereau-concombre-granny smith ou lieu jaune-aubergine-verjus. Mais l’assiette déploie un bel esthétisme et des saveurs intenses sans pour autant déroger à la règle des 3 saveurs et pas plus afin de ne pas fatiguer les papilles et de ne pas surcharger le palais.

Après une crème de céleri-ail-mûres, place à un agneau confit 48 heures servi avec brocolis et pommes de terre de Noirmoutier. Ainsi préparé l’agneau fond dans la bouche et ne nécessite aucun couteau tellement la viande est tendre et douce. Mon voisin semblait se régaler de son tronçon de poisson, le fameux lieu jaune proposé avec de l’aubergine et du verjus. Beaucoup d’originalité aussi dans les douceurs avec les trios d’avocat-kiwi-riz soufflé et d’abricot-fleur d’oranger-makroud. Pour le premier dessert, le gras de l’avocat servi en glace contrecarre la douceur aqueuse du kiwi et le riz soufflé légèrement parfumé au citron apporte une légère amertume et surtout du croquant-craquant au plat. À midi, ce menu à 3 plats est assez léger.

La carte des vins met à l’honneur des boissons ou vins pas toujours présents dans les caves des restaurants à l’image des propositions suivantes qui existent au verre : en blanc un Savennières Les Fougeraies 2013 de Loïc Mahé, en rouge un Auxey-Duresses 1er cru 2015 d’Antoine Petitprez et pour accompagner les desserts un poiré « authentique » d’Éric Bordelet ou une manzanilla « En Rama » d’Hidalgo La Gitana.

Au déjeuner un menu unique à 3 plats (2 choix potentiels pour chaque plat) ; le soir est en menu aussi avec un « 4 plats » à 40 €, un « 6 plats » à 60 €.

LPA 16 Nov. 2017, n° 128x4, p.24

Référence : LPA 16 Nov. 2017, n° 128x4, p.24

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