E Pluribus Unum

Publié le 07/12/2016

Depuis 1782, le Grand Sceau des États-Unis est recouvert de la locution E Pluribus Unum, comme le sont également les pièces de la monnaie américaine depuis 1795.

Ces inscriptions survivent à la décision du Congrès en 1956 de donner une nouvelle devise aux États-Unis, In God We Trust. Cette idée de « faire un à partir de plusieurs » désigne le projet fédéral, qui consiste à agglomérer différents « peuples » en juxtaposant deux niveaux de gouvernement. E Pluribus Unum a progressivement été affectée d’une seconde fonction, celle consistant à désigner les États-Unis comme pays d’immigration et comme nation caractérisée par sa diversité ethnoculturelle.

E Pluribus Unum. Du creuset américain, publié par les éditions LGDJ, porte donc sur la configuration-reconfiguration par le droit et par les juges de la primo-devise de la République américaine, à partir des portes principales d’entrée dans cette devise que sont la « ligne de couleur », l’autogouvernement de la société, la liberté d’expression, la liberté de religion et la séparation des églises et de l’État.

L’auteur livre ici un carnet de voyage, entre la Pennsylvanie et l’Oregon, le Dakota du Nord et le Texas, sur le « façonnage juridique » de la diversité et du pluralisme aux États-Unis, dans un passionnant verbatim de son expérience de scrutateur de décisions et de débats politiques et juridiques qui, avant d’être nationalisés, commencent dans les enceintes parlementaires des États, devant les juridictions des États ou devant les juridictions fédérales dans les États ou le District de Columbia.

Pascal Mbongo est diplômé de l’École des hautes études en sciences sociales, agrégé des facultés de droit, professeur des universités et avocat au barreau de Paris. Nourri de ses séjours d’étude, de recherche ou d’agrément aux États-Unis, il a publié de nombreux articles sur l’État de droit, la Constitution, la politique ou la culture en Amérique.

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Référence : LPA 07 Déc. 2016, n° 122s4, p.3

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