Gouverner la zone euro après la crise : l’exigence d’intégration

Publié le 18/05/2016

La gouvernance de la zone euro est en crise depuis 2010. Le modèle issu du traité de Maastricht de 1992 n’est plus tenable.

Dans un espace économique et financier intégré, les politiques économiques des États constituent un sujet d’intérêt commun. Le partage d’une monnaie unique au sein de la zone euro accentue le degré d’interdépendance : les difficultés financières d’un État concernent l’intégralité des membres de la zone euro. La politique monétaire unique conduite par la BCE est intimement liée aux développements dans les domaines économiques. Au-delà de la stabilité des prix, elle doit contribuer à la stabilité financière de la zone euro.

De nombreuses réformes ont été prises lors des cinq dernières années. Le Six-Pack, le Two-Pack, le Pacte pour l’euro plus, le Fiscal Compact ont accru la surveillance de la coordination des politiques économiques des États. Une assistance financière d’une capacité de 700 milliards d’euros a été établie pour la zone. L’Union bancaire permet de casser le cercle vicieux entre la dette publique et la dette privée. L’Union monétaire déploie des mesures inédites pour stabiliser les marchés financiers et lutter contre la menace de déflation.

Ces évolutions sont-elles adaptées aux enjeux d’une véritable union économique et monétaire ?

Fruit de la collaboration de trois auteurs aux expertises et expériences complémentaires, Gouverner la zone euro après la crise : l’exigence d’intégration, publié par les éditions Gualino, s’adresse à tous les lecteurs soucieux de comprendre la nouvelle gouvernance économique de la zone euro, suspendue entre unité et diversité, entre espoir et perplexité.

Frédéric Allemand est coordinateur des études européennes d’un centre de recherche public luxembourgeois (Centre virtuel de la connaissance sur l’Europe) et enseignant à Sciences Po et HEC. Mathieu Bion est rédacteur en chef adjoint à l’Agence Europe (spécialisé en matière économique et financière). Jean-Luc Sauron est conseiller d’État, délégué au droit européen au Conseil d’État, et professeur associé à l’université Paris Dauphine.

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Référence : LPA 18 Mai. 2016, n° 115c1, p.2

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