Sexualités, autonomie et handicaps : freins et perspectives

Publié le 22/05/2018

Trente ans après la loi du 30 juin 1975 de l’orientation en faveur des personnes handicapées, la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a initié les composantes essentielles à leur insertion dans notre société, tels que l’accès au logement, la scolarité, l’emploi, les soins ou encore le service public.

Toutefois, la question de la sexualité reste confinée encore longtemps dans la sphère privée dont le droit se détournait volontiers, par respect mais aussi et surtout par tabou, le domaine privé échappant à toute qualification juridique le plus souvent.

Or, à la fois le handicap et la sexualité ont une place de plus en plus prépondérante dans notre société, qui se doit ainsi de mettre en rapport l’un avec l’autre dans un souci de protéger la personne handicapée, dont la vulnérabilité n’est pas seulement physique ou mentale, mais aussi sexuelle ou sensuelle, et qui touche à leur qualité d’être humain.

Domaine largement investi par les psychologues, éducateurs et psychanalystes, la sexualité dans le champ du handicap voit, depuis quelques années, les juristes s’intéresser massivement aux questions juridiques qui découlent du droit de ces personnes « en situation de handicap » au respect de leur vie sexuelle.

Le colloque, à l’origine de cet ouvrage, devait ainsi permettre la rencontre des sciences sociales et du droit pour étudier deux axes majeurs dans le but de proposer des premiers éléments : la diversité des normes de la sexualité et la place particulière du « tiers » dans la relation d’intimité.

Sous la direction d’Emmanuel Cartier, Alain Giami et Coralie Leuzzi-Louchart.

 

LPA 22 Mai. 2018, n° 136p7, p.3

Référence : LPA 22 Mai. 2018, n° 136p7, p.3

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