Les personnes âgées et les robots

Publié le 13/04/2021 - mis à jour le 14/04/2021 à 18H30

Dans une société française confrontée au vieillissement et au défi de la longévité, l’auteur invite à repenser, voire à créer, le lien entre la garantie d’une meilleure qualité de vie aux personnes âgées et le recours à l’innovation technologique.

Au lieu de redouter la place croissante des robots assistants dans l’espace public, il réfléchit à un cadrage éthique et juridique qui permettrait aux acteurs intervenant auprès des personnes âgées de penser une nouvelle relation entre ces dernières et des machines émotionnelles de plus en plus « intelligentes ».

La mobilisation du numérique dans les EHPAD depuis l’apparition de la Covid-19 montre que de nouveaux concepts juridiques vont apparaître. Le droit est confronté à l’intelligence croissante des robots compagnons : quid des dommages qui seront causés par le robot ? Peut-on concevoir une responsabilité pour les robots sociaux et de soins auprès des personnes âgées ?

La notion d’empathie artificielle a-t-elle un sens ? Des avancées technologiques (numérique, domotique) ont d’ores et déjà eu lieu et l’auteur a rencontré des roboticiens et des acteurs de la silver économie pour les recenser.

Pour apporter un éclairage sur cette transition technologique dans l’environnement des personnes âgées, une comparaison est menée à bien entre la situation en France et au Japon, mais également au Canada et en Europe du Nord, car ces pays sont très avancés sur ces questions.

Un ouvrage passionnant, ponctué d’exemples, comme la présence expérimentale de robots sociaux dans une centaine d’EPHAD ou la réflexion sur la place de la technologie dans la conduite automobile des personnes âgées, l’objectif étant de réduire l’accidentologie liée au vieillissement des conducteurs.

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