L’étude des procès-verbaux des délibérations de l’année 1999 au Conseil constitutionnel : l’affirmation de « l’esprit de collège »

Publié le 01/09/2025
Entrée du Conseil constitutionnel
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Marquée par la mise en congé de son président, Roland Dumas, l’année 1999 a constitué une année particulière pour le Conseil constitutionnel. La publication, en cette année 2025, des procès-verbaux des séances des délibérations offre un regard inédit sur cette période ainsi que sur la manière dont le Conseil a appréhendé la situation. Il en résulte notamment l’affirmation de « l’esprit de collège » entre les membres du Conseil.

1. « J’ai décidé, pour un temps, de ne pas exercer ma fonction de Président du Conseil constitutionnel »1. Ainsi commence le communiqué de presse du 23 mars 1999 par lequel Roland Dumas annonce se mettre en retrait de ses fonctions pour « mettre l’institution à l’abri » et confier l’intérim au doyen d’âge, Yves Guéna2. Rolans Dumas mis directement en cause dans le scandale politico-financier de l’affaire ELF3 et faisant l’objet d’une procédure judiciaire, sa situation délicate avait rejailli sur l’institution dont il assurait la présidence.

2. « Éclaboussé »4 de la sorte par les démêlés judiciaires de son président, le Conseil constitutionnel s’est retrouvé sous le feu des projecteurs et a connu ce que le professeur Bertrand Mathieu a pudiquement appelé une « mini-tempête »5. L’année 1999 est donc marquée par la difficulté pour le Conseil ainsi que par sa volonté de sortir de cette « tourmente » pour retrouver sa « discrétion naturelle »6. En outre, celui-ci a été également amené à rendre plusieurs décisions importantes comme celle relative au traité portant statut de la Cour pénale internationale7, celles relatives à la Nouvelle-Calédonie8 ou encore celle relative au Pacte civil de solidarité9.

3. 1999 est ainsi une année riche, aussi bien concernant la vie institutionnelle du Conseil que son activité contentieuse. Après l’écoulement du délai organique de 25 ans10, 2025 est l’année de la publication par le Conseil constitutionnel des procès-verbaux des délibérations de l’année 1999 qui sont au nombre de 25. « Réceptacle particulier », la publication de ces procès-verbaux offre au chercheur un « éclairage singulier » de cette période dont l’analyse constitue le socle du présent article11.

4. De l’analyse des procès-verbaux des délibérations de l’année 1999, celui du 24 mars mérite une attention particulière. Si de cette délibération, qui a lieu le lendemain du communiqué de presse annonçant la mise en retrait de Roland Dumas de ses fonctions, découle une simple décision portant délégation de signature au secrétaire général12, le contenu du procès-verbal est, lui, riche d’enseignements. Outre la présentation du régime de l’intérim en droit public, le rappel classique au respect des devoirs13, le président par intérim Yves Guéna souhaite que le Conseil prenne « un nouveau départ » en instituant notamment des réunions à intervalles réguliers, ce qui lui semble conforme à « l’esprit de collège »14.

5. Partant, l’année 1999 est celle de la reconnaissance explicite de cette dimension particulière de la collégialité au sein du Conseil constitutionnel et par le Conseil constitutionnel. Celui-ci, par l’intermédiaire de son président par intérim, consacre la notion de « l’esprit de collège » ou la reconnaissance de la dimension institutionnelle de l’exigence de collégialité (I). L’année 1999 est également celle d’un changement majeur dans l’organisation du travail du Conseil constitutionnel. En effet, celui-ci institutionnalise la gestion collégiale des activités non contentieuses du Conseil constitutionnel en établissant des séances de délibération dédiées (II).

I – « L’esprit de collège » ou la consécration de la dimension institutionnelle de l’exigence de collégialité

6. La collégialité est une composante incontournable du processus décisionnel, que ce soit au Conseil constitutionnel ou au sein d’autres juridictions, constitutionnelles ou non. Elle correspond d’abord à une réalité contentieuse qui implique que les affaires soumises à la juridiction soient tranchées « par plusieurs juges, qui travaillent ensemble, échangent des idées et nourrissent mutuellement leurs réflexions en examinant les questions de droit »15. Sa vertu est de conférer « équilibre et modération »16 à la décision. Elle renvoie ensuite à une dimension institutionnelle, c’est-à-dire aux autres décisions et pratiques suivies collectivement au sein de la juridiction qui relèvent de la « vie de l’institution »17. Celle-ci comprend par exemple la gestion collective des difficultés liées aux membres, la communication institutionnelle ou toute question relative à son organisation. En évoquant explicitement l’exigence de « l’esprit de collège »18 à quoi la fixation de réunions régulières en dehors de toute saisine est conforme, le Conseil constitutionnel consacre pour la première fois l’importance et surtout l’existence d’une telle exigence et de cette dimension institutionnelle de la collégialité.

7. Si l’étude empirique des procès-verbaux des délibérations depuis 1958 montre que « l’esprit de collège » n’est pas textuellement mentionné, il est possible d’en percevoir les traces. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la toute première séance de délibération du Conseil fait état de la gestion et réflexion collective des membres de la problématique liée à la discipline en son sein19. Consultés pour effectuer une proposition de décret qui deviendra celui relatif aux obligations des membres du Conseil20, ceux-ci s’accordent collectivement sur le fait que le « décret doit être rédigé de façon telle qu’il permette au Conseil d’assurer efficacement sa propre discipline et de faire respecter par ses membres les obligations, éventuellement les interdictions ou restrictions d’activités parallèles qu’il jugerait bon de leur imposer »21. Dans ce sens et dès l’année suivante, les membres du Conseil ont collectivement convenu qu’ils « éviteront de recevoir toute personne directement intéressée à une affaire soumise au Conseil »22.

8. Des traces de « l’esprit de collège » sont également décelables à travers la gestion collective par le Conseil de situations problématiques relatives à ses membres, ce que nous avions pu qualifier de « soutien collégial » dans nos travaux23. Le premier exemple est celui lié à la démission de Vincent Auriol, ancien président de la IVe République et donc membre de droit du Conseil constitutionnel. En communiquant les raisons de sa démission, Vincent Auriol a adressé des mots durs envers le Conseil allant jusqu’à remettre en cause son indépendance vis-à-vis de l’exécutif24. Il sera décidé collectivement par les membres d’autoriser le président du Conseil à adresser une réponse à Vincent Auriol sans toutefois rendre publique celle-ci25. De la même façon, les membres ont pu missionner le président du Conseil constitutionnel Daniel Mayer, afin que celui-ci trouve un « gentleman agreement » avec Valéry Giscard d’Estaing, au regard des responsabilités politiques et prises de position publiques de ce dernier, inconciliables avec son devoir de réserve26.

9. Les décisions collégiales relatives à la politique communicationnelle du Conseil constitutionnel sont également une manifestation de cet « esprit de collège ». Ce dernier se caractérise en 1986 par une véritable solidarité entre les membres et la nécessité de préserver l’institution des attaques dont elle fait l’objet. En ce sens, il a pu être collectivement décidé de ne pas répondre aux mises en cause de l’institution27 et d’établir le « déjeuner mensuel traditionnel » comme « l’occasion de réfléchir aux problèmes de la communication pour le Conseil constitutionnel »28. En 1988, le président du Conseil constitutionnel fait état de nouvelles mises en cause du Conseil dans la presse face auxquelles il est « unanimement » décidé par les autres membres de ne pas répondre29. Enfin, « l’esprit de collège » se manifeste également au sein de la délibération du 12 juillet 1996 qui retrace des discussions des membres concernant le contenu des Cahiers du Conseil constitutionnel. Cette revue doit être « un lieu d’échanges entre l’institution Conseil constitutionnel et l’extérieur » mais ne doit pas contenir de commentaire « trop critique » des membres, ce qui serait incompatible avec la réserve propre à leurs fonctions30.

10. Ainsi, et sans être exhaustif, l’analyse du contenu des procès-verbaux des délibérations démontre que la notion inédite de « l’esprit de collège » fait référence à une réalité de l’institution et des pratiques récurrentes dans l’histoire du Conseil constitutionnel. Toutefois, cette reconnaissance fait également état d’un changement observable dans l’appréhension de la gestion collégiale des activités non contentieuses du Conseil.

II – L’institutionnalisation de la gestion collégiale des activités non contentieuses par des séances dédiées

11. Comme évoqué précédemment, le Conseil constitutionnel n’a pas attendu la délibération du 24 mars 1999 pour assurer la gestion collégiale des problématiques rencontrées ou tout simplement pour communiquer. Toutefois, par cette volonté de prendre « un nouveau départ »31, ce procès-verbal constitue le témoignage d’une étape importante dans l’évolution du Conseil, l’organisation de son travail et la conscience de son importance dans le paysage institutionnel.

12. Ainsi, la décision collective de tenir des réunions à intervalles réguliers et d’y examiner un ordre du jour « en dehors de toute saisine »32 institutionnalise la gestion par le collège des activités non contentieuses du Conseil. Ceci constitue une évolution de la pratique antérieure qui reposait soit sur une gestion interne en dehors de toute délibération, soit sur l’évocation et la résolution de ces questionnements au sein de séances de délibérations destinées au traitement du contentieux. Ils étaient évoqués en début ou en fin de séance33. Par cette décision qui se fonde sur son pouvoir « normatif d’auto-organisation »34, le Conseil crée une nouvelle catégorie de séances, conduisant à distinguer entre celles contentieuses et non contentieuses.

13. Dans le procès-verbal de la séance du 24 mars, il est décidé que l’ordre du jour de ces séances, autonome de toute dimension contentieuse, portera sur quatre points :

*sur les déplacements des membres à venir et sur les comptes rendus des déplacements passés ;

*sur la procédure législative en cours de façon à anticiper et réfléchir sur les éventuelles saisines ;

*sur les répercussions des décisions récentes du Conseil ;

*sur les contacts entre le Conseil, les constitutionnalistes et le monde universitaire en général35.

14. En ce sens, l’étude de l’année 1999 conduit à relever six procès-verbaux de séances de délibérations non contentieuses36. Elles se tiennent une fois par mois, sauf durant l’été37, et sauf en décembre. La première date du 12 avril et porte sur les répercussions des décisions du Conseil, notamment celles relatives à la Nouvelle-Calédonie38. Celles-ci ont provoqué d’importantes réactions mettant en cause le Conseil et laissant entrevoir une révision constitutionnelle pour contourner la censure39. Au cœur du collège, cette volonté divise entre ceux qui y voient une atteinte à l’autorité des décisions du Conseil40 et ceux qui considèrent qu’eu égard au caractère supérieur du « pouvoir constituant », le Conseil ne peut pas s’interposer41. Des discussions ont également lieu concernant la réception de la décision relative à la Cour pénale internationale42. Noëlle Lenoir indique qu’il n’y a pas de difficultés en l’espèce43. En outre, les membres évoquent collégialement les éventuelles saisines à venir et identifient en ce sens la grande probabilité que le Conseil soit saisi de la loi relative au pacte civil de solidarité44. Enfin, sont évoquées les missions à l’étranger des membres ainsi que l’accueil de personnalités45. Au sein du procès-verbal de la séance non contentieuse du 4 mai, outre le suivi de l’actualité de la Nouvelle-Calédonie46, on peut relever la volonté du Conseil de maintenir le dialogue entre lui et la communauté universitaire. En ce sens, il est évoqué la volonté de renouer avec la tradition des « déjeuners » entre le Conseil, des constitutionnalistes et politistes47. Des débats ont d’ailleurs lieu pour déterminer collectivement la meilleure « formule » sans enfreindre le devoir de réserve48.

15. L’ordre du jour fixé pour les séances non contentieuses ne se limite pas aux sujets mentionnés au cours de la séance du 24 mars. En ce sens, au cours de la séance du 4 mai, sont également évoqués les risques de la conférence de presse du 12 mai, notamment sur les questions relatives à Roland Dumas face auxquelles Yves Guéna est mis en garde49. Au sein de la séance du 10 septembre, les membres du Conseil évoquent la pertinence ou non de faire évoluer la jurisprudence relative au droit d’amendement50. Dans le même champ, ils évoquent collégialement la question de la prise en compte des conventions internationales dans la jurisprudence du Conseil et la potentielle évolution de la décision IVG51. Enfin, le procès-verbal de la séance du 18 novembre fait état de l’analyse par les membres des répercussions de sa décision relative au pacte civil de solidarité52. En ce sens, le Conseil s’inquiète d’une mauvaise prise en compte par le garde des Sceaux des réserves formulées, ce qui nuirait à l’autorité de ses décisions. Il est donc collégialement décidé de lui transmettre une note pour préciser le sens de la décision rendue53.

16. Ainsi, en établissant régulièrement des séances non contentieuses, c’est-à-dire en dehors de toute saisine, le Conseil a systématisé l’usage d’un nouvel outil en institutionnalisant la gestion collégiale de ses activités non contentieuses. Cette évolution ne rompt pas entièrement avec la pratique antérieure puisque les membres continuent de traiter collégialement des questions relatives à « la vie de l’institution » au sein de séances contentieuses. C’est le cas pour la séance du 28 juin54, où à la suite des commentaires relatifs à la procédure suivie en matière de contrôle de constitutionnalité, le secrétaire général a effectué une communication sur l’état de celle-ci et sur la pertinence symbolique de la modifier55. En revanche, Noëlle Lenoir plaide en faveur d’une codification de la procédure56. Un débat s’ouvre sans qu’une décision ne soit arrêtée57. Au cours de la séance du 6 octobre58, des discussions ont porté sur l’acceptation de la visite du président Hugo Chavez au Conseil. Les membres font état du risque que celui-ci se serve de cette visite comme d’un appui face à sa Cour suprême avec laquelle il est en conflit59. Il est décidé qu’à l’avenir il faudra limiter la réception de chefs d’État60.

17. En conclusion, en reconnaissant la dimension institutionnelle de l’exigence de la collégialité à travers la notion de « l’esprit de collège », et en instaurant des séances de délibération non contentieuses, l’année 1999 témoigne d’une année déterminante dans l’évolution du fonctionnement du Conseil. Il conviendra d’attendre les publications des procès-verbaux des séances des années suivantes pour vérifier si la volonté du « nouveau départ »61 se poursuit dans le temps, sans être remis en cause par le renouvellement triennal ou le changement de présidence.

Notes de bas de pages

  • 1.
    Cons. const., R. Dumas, « Communiqué de presse du 23 mars 1999 », 1999, p. 1.
  • 2.
    Cons. const., R. Dumas, « Communiqué de presse du 23 mars 1999 », 1999, p. 1 ; Y. Guéna occupera les fonctions de président par intérim jusqu’au 1er mars 2000, date à laquelle il est nommé président du Conseil constitutionnel en remplacement de Roland Dumas démissionnaire ; Déc. n° 61 NOM, « Décision du 1er mars 2000 portant nomination du président du Conseil constitutionnel (Monsieur Y. Guéna par le président de la République) : JO, 2 mars 2000.
  • 3.
    V. en ce sens : Le Monde, « Roland Dumas a été relaxé par la cour d’appel de Paris », 31 janv. 2003, P. Robert-Diard.
  • 4.
    Le Monde, « L’embarras croissant des membres du Conseil », 20 févr. 2000, G. Courtois.
  • 5.
    B. Mathieu, « L’affaire DUMAS ou les déboires de la présomption d’innocence », D. 2000, n° 14, p. 1, « Point de vue ».
  • 6.
    Le Monde, « Profitant du congé de M. Dumas, le Conseil constitutionnel a retrouvé sa sérénité », 11 févr. 2000, G. Courtois.
  • 7.
    Cons. const., DC, 22 janv. 1999, n° 98-408, « Traité portant statut de la Cour pénale internationale » : JO, 24 janv. 1999, p. 1317.
  • 8.
    Cons. const., DC, 15 mars 1999, n° 99-410, loi organique relative à la Nouvelle-Calédonie – Cons. const., DC, 15 mars 1999, n° 99-409, loi relative à la Nouvelle-Calédonie.
  • 9.
    Cons. const., DC, 9 nov. 1999, n° 99-419, loi relative au pacte civil de solidarité.
  • 10.
    L. organique n° 2008-695, 15 juill. 2008, art. 1er, relative aux archives du Conseil constitutionnel : JO, 16 juill. 2008.
  • 11.
    J.-L. Debré, « Préface » in B. Mathieu, J.-P. Machelon, F. Mélin-Soucramanien, D. Rousseau, X. Philippe, Les grandes délibérations du Conseil constitutionnel : 1958-1986, 2e éd., 2014, Dalloz, p. XIV.
  • 12.
    Cons. const., 24 mars 1999, n° 99-86, ORGA, décision du 24 mars 1999 portant délégation de signature.
  • 13.
    V. en ce sens : § 1063 ; A. Pouzet, L’obligation comportementale des juges constitutionnels, thèse de doctorat, 2024, M. Disant (dir.), université de Lyon, p. 474.
  • 14.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 24 mars 1999, https://lext.so/RYCTjt, 24 mars 1999, p. 1.
  • 15.
    M. Disant, « Synthèse des réponses au questionnaire », in Bulletin n° 14 de l’ACCF – La collégialité, 2021, p. 17-21.
  • 16.
    R. Wagner, « Mot d’ouverture », in Bulletin n° 14 de l’ACCF – La collégialité, 2021, p. 8.
  • 17.
    Cette distinction entre la « vie de l’institution » et « l’activité contentieuse » est d’ailleurs celle opérée dans les chroniques de l’Annuaire international de justice constitutionnelle qui rendent compte de l’activité annuelle des juridictions constitutionnelles ; v. par ex. : A. Bachert-Peretti, C. Geynet-Dussauze, J. Padovani, « Chroniques - France », AIJC n° 38-2022, 2023, Economica, Presses universitaires d’Aix-Marseille, p. 795-829.
  • 18.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 24 mars 1999, https://lext.so/RYCTjt, 24 mars 1999, p. 1.
  • 19.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 13 mars 1959, 13 mars 1959, p. 3, https://lext.so/I4XGgt.
  • 20.
    D. n° 59-1293, 13 nov. 1959, sur les obligations des membres du Conseil constitutionnel : JO, 15 nov. 1959.
  • 21.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 13 mars 1959, 13 mars 1959, p. 3, https://lext.so/I4XGgt.
  • 22.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 29 janvier 1960, 29 janv. 1960, https://lext.so/3ir-FO, p. 3.
  • 23.
    V. en ce sens : § 722 ; A. Pouzet, L’obligation comportementale des juges constitutionnels, thèse de doctorat, 2024, M. Disant (dir.), université de Lyon, p. 340.
  • 24.
    Le Monde, « La lettre de l’ancien chef de l’État à M. Léon Noël », 14 juill. 1960, V. Auriol.
  • 25.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 8 juillet 1960, 8 juill. 1960, https://lext.so/X2rKum, p. 1.
  • 26.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 28 février 1984, 28 févr. 1984, https://lext.so/V6KTar, p. 11.
  • 27.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 12 août 1986, 12 août 1986, https://lext.so/-lUKeH, p. 3.
  • 28.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 24 octobre 1986, 24 oct. 1986, https://lext.so/pio39M, p. 12.
  • 29.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 21 juillet 1988, 21 juill. 1988, https://lext.so/6jHELJ, p. 7.
  • 30.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 12 juillet 1996, https://lext.so/M5hGmE, 12 juill. 1996, p. 46.
  • 31.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 24 mars 1999, https://lext.so/RYCTjt, 24 mars 1999, p. 1.
  • 32.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 24 mars 1999, https://lext.so/RYCTjt, 24 mars 1999, p. 1.
  • 33.
    La seule exception relevée est la séance de délibération du 7 novembre 1984 ; cette exception repose sur le fait que la saisine concernait le contentieux électoral du Conseil et directement un de ses membres, à savoir Valéry Giscard d’Estaing ; Cons. const., Procès-verbal : séance du mercredi 7 novembre 1984, https://lext.so/5whCsU, 7 nov. 1984, p. 8.
  • 34.
    « Autonomie normative qui permet de s’auto-organiser » : v. en ce sens : F. Jacquelot, « Les règlements des cours constitutionnelles européennes face au juge : À propos de l’arrêt Brouant du Conseil d’État du 25 octobre 2002 », AJDA 2002, p. 1431 ; v. également en ce sens : « Sa compétence pour produire elle-même des normes relatives à son organisation et à la procédure », E. Tawil, « L’organe de justice constitutionnelle – Aspects statutaires », in VIème Congrès de l’association française des constitutionnalistes, atelier 5 : Où en est le Juge Constitutionnel ?, 2005, p. 5 ; F. Jacquelot, Les règlements des Cours constitutionnelles européennes, contribution à l’étude du pouvoir normatif des Cours constitutionnelles, thèse de doctorat, 2003, T. Di Manno (dir.), Droit, Université Jean Monnet Saint-Etienne.
  • 35.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 24 mars 1999, https://lext.so/RYCTjt, 24 mars 1999, p. 1.
  • 36.
    Ce sont les procès-verbaux des séances du 12 avril, 4 mai, 10 septembre, 27 octobre, 18 novembre.
  • 37.
    Aucune séance de ce type n’est tenue de juin à août.
  • 38.
    Cons. const., DC, 15 mars 1999, n° 99-410 – Cons. const., DC, 15 mars 1999, n° 99-409.
  • 39.
    Sur les rapports entre le Conseil constitutionnel et la Nouvelle-Calédonie : N. Clinchamps, « Le Conseil constitutionnel face à l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie », N3C 2012, n° 35 (2), p. 61-72.
  • 40.
    En ce sens : A. Lancelot : « Toute cette discussion à propos de la décision Nouvelle-Calédonie me paraît grave ; nous voyons quotidiennement mise en cause l’autorité de nos décisions » ; le président Yves Guéna : « Je suis convaincu que si notre décision est remise en cause par une réforme constitutionnelle, c’est un peu une atteinte à notre crédibilité » ; Cons. const., Procès-verbal : séance du 12 avril 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 12 avr. 1999, p. 2 et p. 4.
  • 41.
    En ce sens : J.-C. Colliard : « La vraie question est de savoir si l’on peut revenir sur une décision ou contourner une décision du Conseil constitutionnel. Personnellement je crois que oui. C’est sans doute désagréable, mais le Conseil constitutionnel n’est pas supérieur au pouvoir constituant » ; Cons. const., Procès-verbal : séance du 12 avril 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 12 avr. 1999, p. 3.
  • 42.
    Cons. const., DC, 22 janv. 1999, n° 98-408.
  • 43.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 12 avril 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 12 avr. 1999, p. 5.
  • 44.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 12 avril 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 12 avr. 1999, p. 11.
  • 45.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 12 avril 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 12 avr. 1999, p. 12-13.
  • 46.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 4 mai 1999, https://lext.so/gLynO4, 4 mai 1999, p. 1-2.
  • 47.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 4 mai 1999, https://lext.so/gLynO4, 4 mai 1999, p. 4.
  • 48.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 4 mai 1999, https://lext.so/gLynO4, 4 mai 1999, p. 5.
  • 49.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 4 mai 1999, https://lext.so/gLynO4, 4 mai 1999, p. 6.
  • 50.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 10 septembre 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 10 sept. 1999, p. 4-15.
  • 51.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 27 octobre 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 27 oct. 1999, p. 19.
  • 52.
    Cons. const., DC, 9 nov. 1999, n° 99-419.
  • 53.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 18 novembre 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 18 nov. 1999, p. 4.
  • 54.
    Cons. const., DC, 28 juin 1999, n° 98-415, Règlement du Congrès.
  • 55.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 28 juin 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 28 juin 1999, p. 8-11.
  • 56.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 28 juin 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 28 juin 1999, p. 12-14.
  • 57.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 28 juin 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 28 juin 1999, p. 15-20.
  • 58.
    L’ordre du jour de celle-ci est relatif à la désignation des rapporteurs adjoints auprès du Conseil et l’appréciation de la nature juridique de certaines mesures - Cons. const., 6 oct. 1999, n° 99-88, ORGA, décision du 6 octobre 1999 portant nomination de rapporteurs adjoints auprès du Conseil constitutionnel – Cons. const., 6 oct. 1999, n° 99-187 L, nature juridique de dispositions de l’article 3 de la loi n° 82-471 du 7 juin 1982 modifiée relative au Conseil supérieur des Français à l’étranger.
  • 59.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 6 octobre 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 6 oct. 1999, p. 7.
  • 60.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 6 octobre 1999, https://lext.so/rGm9LZ, 6 oct. 1999, p. 8.
  • 61.
    Cons. const., Procès-verbal : séance du 24 mars 1999, https://lext.so/RYCTjt, 24 mars 1999.
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