Penser le droit de la pensée

Publié le 30/09/2020

Michel Vivant n’est pas au terme de sa carrière mais le moment est venu, peu de temps après son départ de la direction de la spécialité propriété intellectuelle du master de « Droit économique » à Sciences Po, de lui dédier des mélanges.

Doyen de la faculté de droit et des sciences économiques de Montpellier où, après avoir dirigé l’IRETIJ (laboratoire pionnier en informatique juridique), optant pour une approche originale et transversale de la propriété intellectuelle, Michel Vivant a fondé et dirigé l’ERCIM (Équipe de recherche créations immatérielles et droit) ainsi que le DEA puis le master de droit des créations immatérielles. Il a rejoint Sciences Po en 2007, où il a poursuivi ses très nombreuses activités.

Michel Vivant, qui est un professeur érudit, a été l’un des promoteurs du droit de l’informatique et de l’internet et un très fin connaisseur, ce qui est toujours encouragé mais rarement pratiqué, du droit de la propriété industrielle et du droit de la propriété littéraire et artistique.

Dans cette grande maîtrise du droit de l’immatériel (ou du droit de la pensée, comme il l’affichait dans la présentation de son centre de recherche à Montpellier), il a dirigé les travaux de 70 docteurs en droit, français ou étrangers. Il est aussi l’un de ces professeurs de droit (et ils ne sont pas si nombreux) qui n’a jamais abordé la propriété intellectuelle uniquement pour elle-même mais l’a sans cesse replacée dans son environnement juridique, économique et social.

Michel Vivant n’a jamais cessé, par ailleurs, d’allier une activité académique nationale et internationale et une activité pratique.

Il est donc naturel que le florilège d’articles ici réunis émane à la fois d’universitaires et d’avocats, français et étrangers.

Leurs contributions qui sont présentées autour de trois idées fortes (« Construire une théorie de l’immatériel », « S’ouvrir sur d’autres systèmes de droit », « Décloisonner les disciplines juridiques ») sont autant d’échos à l’esprit curieux et inventif de Michel Vivant qui n’a eu cesse de penser ce droit de la pensée.

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Référence : LPA 30 Sep. 2020, n° 156w1, p.2

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