Pratique(s) et enseignement du droit

Publié le 16/12/2016

Les réformes de l’enseignement du droit se succèdent depuis plusieurs années en France comme à l’étranger. Elles vont toutes dans le sens de l’efficacité. Mais que veut dire ce mot ? S’il s’agit de se référer à la pratique ou à l’utilité des enseignements, cette référence est équivoque. La pratique peut être la meilleure des choses, si elle sert à justifier la réforme de méthodes devenues obsolètes. Mais elle comporte aussi un risque de dérive, dès lors qu’au nom de l’efficacité on en viendrait à sacrifier certains contenus et à former de « simples techniciens » disposant d’une connaissance tronquée du droit positif.

On entend dire parfois que la crise justifie l’urgence. Mais la crise ne justifie rien. Elle doit au contraire inciter à prendre le temps de la réflexion et de la distance critique au regard de certaines politiques. C’est l’ambition de cet ouvrage d’y contribuer.

Sous la direction de Jean-Jacques Sueur et Sarah Farhi, avec les contributions d’Antoine Bailleux, Robert Charvin, Sarah Farhi, Thierry Kirat, Mathias Latina, Antoine Lyon-Caen, Gilles J. Martin, Bjarne Melkevik, Séverine Menetrey, François van der Mensbrugghe, Mahmoud Mohamed Salah, Eva Mouial-Bassilana, Oriane Nayrand, Irina Parachkevova, Philippe Pedrot, Caroline Regad, Joël Rideau, Jahiel Ruffier-Merray, Matéa Scarbonchi, Fabrice Siiriainen, Yves Strickler, Marina Teller, Alexandre Viala, et Massimo Vogliotti.

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