Les nullités dans la procédure pénale

Publié le 18/05/2016

Les nullités de procédure jalonnent tout procès pénal. Les enquêteurs et les magistrats les redoutent. Les avocats les recherchent.

La défense pénale ne se limite pas à une défense de fond. Elle se traduit aussi par une défense de procédure, dont la demande en nullité est la figure de proue. À l’heure où les normes de procédure pénale sont multiples et évolutives, l’appréciation de la régularité des actes n’en est que plus difficile et incertaine. Pris dans une dialectique entre la forme et le fond, entre la manière et la matière, entre des intérêts privés et l’intérêt général d’une bonne administration de la justice, le juge pénal est le maître d’œuvre d’un système dont la cohérence et la prévisibilité font l’objet de critiques.

Quels actes de procédure peuvent être annulés ? Qui peut agir en nullité ? À quel moment et selon quelles modalités une demande en nullité doit-elle être formée ? Comment le bien-fondé d’une demande en nullité est-il apprécié ? Quels sont les effets d’une nullité ? Les réponses à ces questions essentielles ne sont pas toujours aisées à formuler, tant les textes peuvent être lacunaires et la jurisprudence aussi foisonnante que fluctuante. En définitive, les nullités de procédure pénale sont à l’image d’un labyrinthe.

D’où la nécessité et l’utilité d’un guide pour se repérer dans ce dédale théorique et pratique : Les nullités dans la procédure pénale est publié par la Gazette du Palais dans la collection « Guide pratique ».

Alexandre Gallois est maître de conférences à l’université de Rouen. Il est docteur en droit (il a reçu le prix Vendôme du ministère de la Justice pour sa thèse « Le traitement procédural des affaires pénales de grande complexité »), habilité à diriger des recherches (HDR) et titulaire du CAPA (il a remporté la 21e édition de la coupe Libersa de l’EFB). Depuis plusieurs années, il assure des enseignements en droit pénal et procédure pénale dans différentes universités, intervient à l’École nationale de la magistrature et anime des formations auprès des avocats.

 

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Référence : LPA 18 Mai. 2016, n° 115c2, p.3

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