Bambou

Publié le 27/12/2016

Le jardin-terrasse du restaurant Bambou.

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Le Sentier bouge et se remplit de bars, de restaurants, voire même d’hôtels. Dans ce contexte, retour à une certaine nostalgie néocoloniale avec Bambou, un lieu très éloigné des habituels « mouchoirs de poche » parisiens : deux grandes salles, une cour intérieure dans laquelle ont été installées plusieurs tables sur fond de végétation très verte, un sous-sol en fumoir/billard. L’ensemble est décoré, comme dans l’Indochine d’après-guerre, par de grandes cages d’oiseaux, des photos jaunies aux murs couverts de bois blonds, des fauteuils en rotin.

Orchestrée par Antonin Bonnet et exécutée par le chef Benoît Rolland, la carte joue à fond le registre du thaï. Si vous avez le palais habitué, commencez par la soupe Kha Gai (11 €) au poulet et lait de coco : excellente mais ultra épicée !

Vous pourrez calmer le jeu avec un filet de daurade à la vapeur (21 €) dont la sauce sucrée salée au combawa n’est pas trop forte. Le poisson est parfaitement cuit sans être rose à l’arête ni sec ; en revanche les riz parfumés au jasmin et coco ont peu d’intérêt et il faut leur préférer le brocoli sauce haricot jaune ou le choy sum (chou asiatique) au soja. À la carte figurent aussi plusieurs délicieux currys verts, rouges ou jaunes de porc, de poulet (env. 20 €).

Bambou en touche finale au repas de bonnes pâtisseries françaises avoisinant les 10 € (éclair, baba, tarte) avec une pointe d’exotisme (coco, mangue, citronnelle, feuille de pandanus).

 

 

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Référence : LPA 27 Déc. 2016, n° 121s8, p.15

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