Pour l’UJA, une restriction inacceptable de l’accès à la profession d’avocat

Publié le 09/02/2017

Communiqué de l’UJA, 6 févr. 2017.

Suite à l’adoption par le Conseil national des barreaux d’une résolution proposant au ministère de la Justice les modalités d’encadrement de la période de collaboration qualifiante, l’Union des jeunes avocats (UJA) a publié un communiqué faisant part de sa réaction.

La combinaison de ces deux mesures est en effet, selon l’UJA, indigne et instaure un filtre discriminatoire à l’entrée de la profession que les jeunes avocats condamnent fermement. Pour l’UJA, par la collaboration qualifiante, la profession cherche ainsi à fermer le marché du droit en créant une barrière à l’installation. Par ailleurs, par un doublement des droits d’inscription, la profession cherche à restreindre l’accès à la profession par le seul critère financier. Le tout sans jamais envisager de limiter les accès extérieurs à la profession ni imposer à ceux qui la rejoignent les mêmes contraintes qu’aux jeunes (futurs) avocats.

Selon l’UJA, les seuls critères d’accès à la profession d’avocat devraient au contraire être le talent et le mérite, sans aucune autre barrière à l’entrée et surtout pas celle de l’argent. C’est l’honneur de la profession. Une profession libérale, et par définition conquérante, ne saurait se satisfaire d’un entre-soi et d’un repli sur elle-même au risque de dépérir et de disparaître. Cela, les jeunes avocats ne l’acceptent pas. Les jeunes avocats ne sont pas des concurrents qu’il faut empêcher d’exercer, mais des créateurs de richesse au profit de la profession.

L’UJA estime ainsi que la réforme de l’accès à la profession et du financement de la scolarité passe par des solutions innovantes pensées par les jeunes avocats : contrat de professionnalisation/contrat d’apprentissage, création d’une école unique avec des démembrements régionaux pour mutualiser les coûts, meilleure gestion des ressources, etc. Et d’indiquer : « Nous avons les solutions. À la profession de nous entendre et de ne pas torpiller ses forces vives ».

LPA 09 Fév. 2017, n° 124f7, p.3

Référence : LPA 09 Fév. 2017, n° 124f7, p.3

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