« Silence, on cogne », un livre choc sur les violences conjugales quand elles sont commises par les policiers et gendarmes

Publié le 08/01/2020 - mis à jour le 10/01/2020 à 10H36

Dans une enquête édifiante intitulée : Silence, on cogne (Ed. Grasset, novembre 2019), la journaliste Sophie Boutboul aborde de front la question des violences conjugales vécues par les femmes de gendarmes ou de policiers. Ces victimes, en plus de souffrir des insultes, du harcèlement, des coups de leur conjoint, doivent mener une lutte de haute volée pour faire entendre leurs voix, tour à tour étouffées par leur bourreau, la hiérarchie professionnelle, mais aussi la justice, parfois trop clémente à leur égard à cause de preuves effacées ou de la proximité éventuelle entre juges et enquêteurs concernés. À travers le témoignage d’Alizé Bernard, co-auteur, attachée commerciale, elle-même ancienne victime d’un mari violent et ex-gendarme, Sophie Boutboul retrace toutes les étapes de leur combat, du dépôt de plainte à la reconnaissance de leur statut de victime, qui passe par une condamnation.

Les Petites Affiches : Comment avez-vous eu l’idée de ce livre ? À quel moment avez-vous pressenti que ce qu’enduraient les épouses ou conjointes de gendarmes et policiers relevait d’un rapport de force qui leur était encore plus défavorable que dans des cas plus « classiques » ?

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Sophie Boutboul : J’ai rencontré ma co-auteur, Alizé Bernard au moment où je faisais une enquête pour Mediapart sur les violences conjugales au sein de la police. À ce moment-là, j’ai compris qu’il y avait des aspects comme les féminicides commis par des policiers ou des gendarmes, que je ne pourrai pas aborder dans cette enquête, qu’il y aurait des choses que je ne pourrai pas creuser. Alizé m’a dit qu’elle aimerait écrire un livre, pas seulement pour raconter son histoire mais pour alerter les pouvoirs publics, pour une prise de conscience. Cela m’a intéressée et je lui ai fait part de mon projet. Les choses ont ensuite débuté en janvier 2018. La particularité de la situation de ces femmes victimes de violences se révèle assez rapidement. Je rencontre d’abord Fatima le Griguer, psychologue aux urgences de l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, qui me raconte l’histoire de cette femme qui se retrouve en psychiatrie alors qu’elle n’a rien à y faire. C’est grâce à sa vigilance et celle de la psychiatre du service que la femme en question ne va pas rester enfermée en psychiatrie. En fait elle est uniquement victime de violences conjugales mais la parole de son mari avait été sacralisée. Là déjà se produit une première alerte, puis en échangeant avec des juristes, des avocats avec qui j’ai l’habitude de m’entretenir, ils me disent « oui, c’est un problème », comme si c’était une évidence mais qu’on n’en parlait pas. Donc je me dis qu’il y a quelque chose qui dysfonctionne dans le système. C’est de cette manière qu’est née l’enquête pour Mediapart, précisément sur les questions d’accès au droit, par rapport aux plaintes, puis je me rends compte que dans toutes les strates de leur combat, il y a des similitudes. Déjà avant de déposer plainte, il y a des menaces qui présentent des similitudes, quand elles déposent plainte, il y a des similitudes, quand elles n’y arrivent pas, il y a des similitudes. À tous les niveaux, il y a des similitudes entre leurs histoires ! Je comprends qu’il existe un problème au niveau de la hiérarchie, des collègues, directs et indirects, et même au niveau de la justice…

LPA : Pourquoi le choix d’une écriture à quatre mains, mélange pertinent entre le récit personnel d’Alizé Bernard et l’enquête journalistique que vous avez menée ?

S. B. : Au début, on ne savait pas quelle forme allait prendre cette collaboration. On savait qu’on voulait raconter son histoire et je voulais continuer d’enquêter sur le sujet. C’est notre maison d’édition, Grasset, qui a suggéré cette forme. Cela permettait d’être dans la tête d’Alizé, d’une part, et que moi je reprenne la voix à sa suite, afin que nos parties se répondent, dans une alternance entre nos deux « je ». Il a fallu trouver les passages qui permettaient cette réponse et aller creuser des problématiques plus larges. Selon son histoire, je lui ai proposé de s’arrêter à tel ou tel endroit, ce qui me permettait de parler d’un sujet en particulier. Par exemple, on a fait une première pause après le récit des menaces qu’elle subit, ce qui me permet de parler des menaces vécues par les autres femmes, puis au moment où elle subit le refus de plainte, ce qui me permet de parler de toutes celles qui ont subi un refus de plaintes, mais pas que, de parler aussi de l’ambiance en garde à vue, mais également des femmes dont la plainte est bien prise mais où le dysfonctionnement vient après. J’ai en tête l’exemple de ce policier de l’IGPN (la police des polices) qui réussit à persuader une femme de retirer sa plainte pour viol conjugal contre son ex-conjoint policier. Au moment où je voulais parler de la justice, je me suis dit qu’on allait parler de son procès à elle. Cela s’est fait un peu au fur et à mesure. Mais une chose est sûre : l’histoire d’Alizé était tellement représentative des dysfonctionnements que c’était presque logique de la raconter chronologiquement.

LPA : Vous avez commencé cette enquête dans une période proche dans le temps de la « lune de miel » post-attentats, où l’image des policiers a été soudainement redorée. Cela a-t-il posé problème dans votre enquête ?

S. B. : Cela ne m’a pas traversé l’esprit qu’on puisse me faire ce reproche, car quand j’ai écrit pour Mediapart, j’ai pu m’entretenir avec des policiers et des gendarmes dont aucun d’entre eux ne m’a dit que c’était un non-sujet. Tout de suite, ils m’ont confirmé qu’il s’agissait d’un sujet dont il fallait parler, que c’était important. Cela m’a encouragée. Eux reconnaissaient que les affaires concernant des policiers ou des gendarmes étaient plus compliquées, mais ils espéraient que ça se passe le mieux possible. Quand j’échangeais avec eux sur mes découvertes, cela les désolait. Le message n’était pas de dire « tous les policiers et les gendarmes sont violents », ce n’était pas notre postulat. Les héros sont là, et ils resteront nos héros. Mais on a voulu alerter sur des dysfonctionnements quand une conjointe de policier ou de gendarme est victime de violences conjugales. Mes interlocuteurs souhaitent tous que l’administration ne soit plus frileuse à analyser ce phénomène, admettent qu’il faut, pour cela, avoir des chiffres, afin d’éviter à des femmes de rester dans une zone de non-droit. Comme dit Alizée, l’impression d’être « un grain de sable pour l’État ». C’est le sentiment de beaucoup de femmes avec qui je me suis entretenue. C’est le sentiment également de beaucoup de femmes gendarmes et policières, victimes de la violence de leur conjoint, qui me confient qu’elles sont extrêmement déçues de leur propre institution, car elles ne sont pas ou n’ont pas été entendues.

LPA : Ces femmes policières ou gendarmes ont une histoire encore plus particulière, car elles évoluent dans l’institution et sont victimes en même temps. Cela remet-il en question leur vocation ?

S. B. : Émilie, qui parle dans le chapitre sur l’inertie de la hiérarchie, évoque avec peine une institution qu’elle sert sans faillir depuis des années. Oui, cela remet en cause sa confiance. Elle est gendarme, elle donne tout à la gendarmerie, elle a l’impression d’être dans une bonne écoute des femmes et des enfants victimes de violence qu’elle reçoit, mais elle, le jour où elle décide de signaler les violences et le harcèlement qu’elle a subi de son ancien mari, qui est également son supérieur hiérarchique, on lui reproche de mélanger le professionnel et le personnel ! Mais comment ne pas mélanger les deux, quand son ex-conjoint l’épiait en patrouille, avait fouillé sa messagerie professionnelle (une faute professionnelle, normalement)… Forcément, cela avait un impact sur son travail ! De plus il faisait attester des collègues sous ses ordres de faits relatifs à la procédure de divorce. En fait, elle a été très déçue qu’au niveau du commandement on ne l’entende pas. Quand elle a saisi Stop Discrimination (procédure de la défense pour les victimes de harcèlement), il ne s’est rien passé. Ses parents ont même écrit au chef de l’IGGN (la gendarmerie de la gendarmerie) car eux-mêmes ne comprennent pas que la gendarmerie n’entende pas leur fille. Je pense que pour elle, c’est difficile.

Pour Aurélie, c’est encore autre chose. Elle a perdu sa fille sous ses yeux, tuée par son ex-conjoint avec son arme de service, de huit balles dans le corps. Une tragédie. Elle est toujours policière, mais, à sa demande, elle ne porte plus son arme ni son uniforme. Aurélie le dit sincèrement : « il ne faut pas que mon histoire soit utilisée pour dire que tous les policiers tapent sur leur femme », ce n’est pas le cas. Après tout ce qu’elle a vécu, elle est toujours policière, mais elle aimerait que l’institution se penche sur la problématique, pour que d’autres femmes, enfants, hommes ne meurent pas dans les mêmes conditions, par arme de service, dans le cadre de violences intrafamiliales ou conjugales. Elle espère que l’institution prendra des mesures, c’est pourquoi elle a fait un appel en témoignant dans le livre : « je suis là si la police a besoin que je vienne former de futurs collègues, pour leur expliquer comment on recueille la parole et comment les sensibiliser à ces questions ». Elle était policière quand elle a vécu les violences, quand son mari a tué leur fille devant elle… C’est le moment où l’on peut parler aussi de la responsabilité qui pèse sur les épaules des chefs de service. Peut-être faudrait-il qu’ils ne soient pas seuls, qu’il existe un protocole, des gens à contacter, afin de les aider à ne plus être seuls et endosser toute la responsabilité.

LPA : Avez-vous déjà eu des retours des institutions suite à la publication de votre livre ?

S. B. : Non pas encore. Seul un syndicat a fait un retour. Avec Alizée, nous donnons des pistes, des solutions, des choses qu’on a vu se mettre en place à l’étranger. Nous exposons ce qu’il faudrait : de la transparence, des chiffres, qui sont déjà demandés depuis des années par l’ACAT (ONG de lutte contre la torture et la peine de mort) et Amnesty, au niveau de la transparence des violences qui sont commises en service par les forces de l’ordre… Cela rejoint ce qui est préconisé aux États-Unis notamment. Concernant la mesure de confiscation de l’arme de service, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité, pendant le Grenelle contre les violences conjugales, a parlé d’une éventuelle mesure de retrait de l’arme pour les conjoints auteurs de violences conjugales. Mais cela s’appliquera-t-il aux policiers et aux gendarmes ? Si nous posons des questions, c’est plutôt aux institutions, au gouvernement et aux pouvoirs publics d’y répondre, face aux dysfonctionnements que nous racontons.

LPA : Les liens de proximité potentiels peuvent freiner la réponse judiciaire. Alizée en a fait les frais, certaines violences subies n’ont pas été prises en compte lors du procès ? Pourquoi ?

S. B. : Je pense que malheureusement, la minimisation arrive dans tous les autres cas de violences conjugales. Dans le cas d’Alizé, ce directeur d’enquête, officier de police judiciaire, gendarme, rend un rapport mensonger au procureur sur l’agression qu’elle vient de subir, la nuit du 9 avril 2016. Le procureur prend sa décision le lendemain, mais avant que l’audition d’Alizé soit terminée. Le procureur actuel m’a confié qu’il y avait eu une volonté d’enterrer le dossier : les gendarmes enquêteurs auraient dû mentionner le couteau dans les faits, auraient dû mentionner les enregistrements (qui prouvaient l’agression), qu’il y avait eu d’autres violences dans le passé, signes de violences habituelles. Son ex-conjoint aurait donc dû être placé en garde à vue ! Mais ça n’a pas été le cas. Pour autant, le procureur actuel a classé sans suite le nouveau dépôt de plainte d’Alizé contre les gendarmes qui ont bafoué ses droits. Elle a saisi le doyen des juges d’instruction et s’est constituée partie civile.

LPA : Quelle raison a avancé le magistrat pour classer la plainte sans suite ?

S. B. : En somme, il dit qu’il n’y a rien de répréhensible pénalement, ce qui n’est pas l’avis des avocats d’Alizé. Il estime qu’il ne s’agit que de fautes professionnelles. Alors que visiblement, selon eux, il y aurait un non-respect de l’article 40 du Code de procédure pénale (qui impose l’obligation, pour toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire, dans l’exercice de leurs fonctions, de signaler des crimes ou délits dont il a connaissance), ce qui est répréhensible pénalement.

LPA : Vous faites parler une procureure convaincue que les enquêtes menées en interne, par des gendarmes sur des gendarmes, ou des policiers sur des policiers, sont efficaces. On peut en douter. Pas elle. Comment l’expliquer ?

S. B. : Elle affirmait ça de manière assez catégorique. Pour éviter toute proximité, cela peut être intéressant et important de dépayser, donc de saisir un service plus lointain de gendarmerie, sur décision du parquet. Mais Anne-Laure Sandretto, procureure, se rappelle une affaire qui a été dépaysée, puis le gendarme est muté et il se retrouve dans le parquet où l’affaire est précisément dépaysée ! Émotionnellement, elle confie qu’il est très compliqué de présenter des réquisitions devant quelqu’un que l’on connaît. Mais il y a beaucoup de procureurs qui continuent de travailler avec quelqu’un qui a menti sur des faits de violences qui sont pourtant documentés. Et Éric Morain, avocat, explique que lorsque des victimes comprennent que l’enquête est menée par la gendarmerie ou la police, les victimes ont le sentiment que les dés sont pipés. Il y a une sorte de dysfonctionnement qui se produit plus facilement quand ce sont des gendarmes qui enquêtent sur des gendarmes ou des policiers qui enquêtent sur des policiers. L’exemple d’Annie, déjà citée pour avoir été persuadée par un policier de l’IGPN de retirer sa plainte pour viol conjugal en parlant du « bien-être de son mari », est édifiant. Quarante-cinq minutes plus tard, elle retire effectivement sa plainte mais précise bien qu’elle ne revient pas sur les faits, et qu’elle a bien été violée. Heureusement le parquet poursuit, mais cet homme, son ancien compagnon, est toujours en poste, et pourtant, il a été condamné pour appel malveillant au contenu malveillant et intrusif, et il est même mis en examen pour viol ! Si des gendarmes ou des policiers qui sont mis en cause pour des faits, voire des faits criminels, ne sont pas suspendus provisoirement, qu’il n’y a aucune mesure de précaution, cela pose question pour les autres victimes de violences conjugales et sexuelles, qui sont parfois très mal reçues en commissariat. C’est un cercle vicieux qu’il serait intéressant d’interroger pour le gouvernement, car on parle de formation de policiers et de gendarmes, de l’accueil… Mais si on n’analyse pas ce phénomène, c’est un chaînon manquant et je  trouve qu’il est dommage que cela n’ait pas été analysé à l’occasion du Grenelle.

LPA : Le verdict concernant l’ancien conjoint d’Alizé Bernard est assez clément : 6 mois de prison avec sursis, 18 mois de mise à l’épreuve. Il a de plus bénéficié de la non-inscription au bulletin n° 2 du casier judiciaire. Attendait-elle autre chose ?

S. B. : Pour elle, c’était un soulagement qu’on la reconnaisse victime. Après, sur la non-inscription au bulletin n° 2, elle ne comprend pas pourquoi, car si quelqu’un commet un excès de vitesse pour aller tous les jours au travail, on ne va pas faire d’exception en le laissant prendre sa voiture. Le message est « la loi est la même pour tout le monde ». C’est une clémence qu’elle trouve étonnante, tout comme elle a trouvé étonnant qu’on fasse mention des états de services de son ex-mari. Pour elle, son employeur n’a jamais été évoqué ! Cet accent mis sur les états de service revient d’ailleurs souvent du côté de la hiérarchie, qui se dit que c’est un bon policier, gendarme, un bon enquêteur, et qu’on ne va pas prendre de mesure tout de suite. Prenons l’histoire de Esther et Hélène, deux femmes, ex-compagnes du même gendarme. Il y avait eu une première plainte en 2002, puis en 2015, 2018. Il y a eu trois tentatives de suicide par trois compagnes différentes, et malgré cela, il n’a été « poussé à la retraite » que fin 2018, et encore, en grande pompe, avec des gendarmes en uniforme ! Ce que ces femmes reprochent à la gendarmerie, c’est qu’elle l’ait laissé agir pendant 20 ans, alors qu’il y avait des alertes. « La plante reviendra sur mon bureau », a-t-il glissé à l’une d’entre elles, vu le statut hiérarchique acquis. Il y a déjà un contexte d’impunité, cinq compagnes ont été entendues dans ce dossier, au moins deux enfants témoins de ces violences… Peut-être que ces choses auraient pu être évitées. Comme dit un avocat, aux agresseurs bénéficie « parfois un cumul de réponses pénales molles et de réponses hiérarchiques inexistantes ».

LPA : Quand vous avez commencé à enquêter, vous attendiez-vous à constater autant de dysfonctionnements ?

S. B. : Non ! Même vers la fin de l’enquête, j’étais encore estomaquée. Je repense à Déborah, qui a subi l’attitude menaçante de son son ex-conjoint qui l’a narguée avec son arme de service, lors de la passation de leur fille. Même quand Déborah a fait remonter les dysfonctionnements à l’IGPN, il n’y a pas eu de réponse. Mais montrer son arme de service, c’est une menace ! Je pense aussi à Carine, à 24 ans, tuée de trois balles dans la tête par son ex-partenaire, policier, malgré une plainte, ses appels au 17… Ce qui m’a plus étonnée que les histoires en elles-mêmes, ce sont les réponses institutionnelles. Quand j’interroge le service communication du ministère de l’Intérieur, on me répond que « l’arme est retirée dès qu’il y a le moindre doute de violences conjugales ». Mais c’est tout simplement faux, malheureusement. Carine en est l’exemple.

LPA : Dans quel état d’esprit sont les femmes qui vous ont parlé ?

S. B. : Si ces femmes ont voulu parler, c’est qu’elles souhaitent ne plus vouloir être réduites au silence par des hommes censés les protéger. Elles ont parfois le sentiment de ne jamais avoir de justice. Marie pense même que la justice a renforcé son ex-conjoint dans sa position d’intouchable. Elles veulent être entendues, que des mesures soient prises, des protocoles mis en place, qu’il ne soit plus possible de persuader une femme de retirer sa plainte pour viol ! Comment fait-on si les policiers de l’IGPN sont eux-mêmes auteurs de dysfonctionnements alors qu’ils constituent un ultime recours ? Je pose la question. La  réaction de ces femmes est l’étonnement de voir qu’il y a autant de femmes qui ont vécu la même chose. Elles pensaient être seules. Je les trouve très courageuses d’en parler, qu’elles m’aient fait confiance pour partager les moments les plus difficiles de leur vie et je les remercie de m’avoir fait leur porte-voix. Mais il faut que le gouvernement l’entende, il faut davantage de transparence, que des études soient lancées, que la formation, le recrutement soit améliorés et que le lien entre burn-out et violences conjugales soit mieux investigué.

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Référence : LPA 08 Jan. 2020, n° 150c6, p.8

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