Phase 2 du plan de réduction des tensions de recrutement

Publié le 18/10/2022 - mis à jour le 21/10/2022 à 14H41

En octobre 2021, le Gouvernement avait lancé un plan de réduction des tensions de recrutement qui comportait un volet formations, des méthodes de recrutement par simulation, et des périodes d’immersion.

La mobilisation du Gouvernement se poursuit avec une seconde phase, qui a été présenté le 14 octobre dernier. Il est ainsi prévu de mettre en place de nouveaux outils pour répondre rapidement aux besoins des entreprises.

Expérimentation des viviers de recrutement

Afin que Pôle emploi puisse répondre immédiatement aux besoins de compétences des entreprises, il est mis en place l’expérience des viviers de recrutement. Ces viviers seront composés d’une centaine de demandeurs d’emploi immédiatement disponibles ayant les compétences indispensables à l’exercice du métier ou en capacité de les exercer moyennant une adaptation rapide (formations préalables à l’embauche) dans les secteurs en tension.

Le ministère du Travail indique que cette expérimentation des viviers concerne 23 métiers qui connaissent des difficultés de recrutement parmi lesquels on peut lister :

– le secteur de la santé (aide-soignant, infirmier) ;

– le secteur du transport routiers (conducteurs routiers de marchandises et voyageurs) ;

– le secteur des hôtels, cafés, restaurants (serveurs, commis de cuisine, cuisiniers, personnels d’étage).

Il est également prévu que Pôle emploi poursuive le renforcement du contrôle de la recherche d’emploi des demandeurs, notamment sur les métiers en tension.

Renforcement des prestations de conseil en ressources humaines pour les entreprises de moins de 250 salariés

La prestation de conseil en ressources humaines (PCRH) s’adresse aux entreprises de moins de 250 salariés n’appartenant pas à un groupe de plus de 250 salariés.

Ce dispositif est un accompagnement personnalisé en matière de gestion des ressources humaines. Il s’adresse en priorité aux entreprises qui n’ont pas de direction ou de service RH et qui sont des PME de moins de 50 salariés et des TPE.

Le dispositif vise à cofinancer l’intervention d’un consultant spécialisé RH. Le ministère du Travail annonce un renforcement du dispositif. Cet accompagnement doit conduire à l’élaboration d’un plan d’actions opérationnel qui répond à des problématiques identifiées.

La prestation de conseil en ressources humaines est une aide attribuée au titre du régime des aides de minimis. Le montant pris en charge par l’État est plafonné à 50 % des coûts admissibles hors taxe, dans la limite de 15 000 €.

Construction de plans sectoriels

Il est également prévu de construire des plans sectoriels avec les branches professionnelles notamment pour améliorer l’attractivité et le maintien en emploi des salariés. Le premier plan concerne la branche des transports routiers mais d’autres vont suivre ces prochains mois.

Ainsi, une charte de développement des emplois et des compétences a été signée par les ministères du Travail, de l’Éducation, et des Transports et quatre organisations patronales, ainsi que quatre organisations syndicales représentatives de la branche du transport routier.

Parmi les engagements pris par le Gouvernement, on peut citer :

– la mise en place de viviers de recrutements par Pôle emploi dans les métiers de conducteurs routiers ;

– la promotion des métiers des transports routiers (campagne de communication, semaines des métiers, etc.) ;

– la réduction des délais de délivrance des permis et titres professionnels et étudier la délivrance d’attestation de réussite aux épreuves des titres professionnels ;

– le développement du recours au bi-emploi en développant des partenariats entre le transport de voyageurs et d’autres secteurs qui recourent au temps partiel.

La branche s’est engagée notamment sur la prévision d’un calendrier de négociations sur :

– l’amélioration des conditions de travail ;

– l’intégration des jeunes salariés ;

– la modernisation des classifications ;

– le renforcement des dispositifs de partage de la valeur dans les entreprises de moins de 50 salariés.

Sources :
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