Seine-Saint-Denis (93)

Visites en Seine-Saint-Denis pour les Journées européennes du Patrimoine

Publié le 15/09/2022 - mis à jour le 16/09/2022 à 11H46

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Comme partout en France, les Journées européennes du Patrimoine auront lieu le samedi 17 et le dimanche 18 septembre 2022. L’occasion de se plonger dans l’histoire et l’avenir du département de Seine-Saint-Denis, à travers une vaste programmation de visites, de balades, d’ateliers participatifs.

La Courneuve propose une visite des anciennes usines Babcock & Wilcox, transformées aujourd’hui en un parcours d’art urbain.

Ouvertes en 1898 par la filière européenne de la société américaine Babcock & Wilcox, ces usines fermées en 2012 réalisaient des chaudières industrielles destinées à la production d’électricité. Une diversification s’est poursuivie dans la chaudronnerie lourde en direction notamment du secteur nucléaire. Identifié pour son intérêt patrimonial, le site est maintenant investi par des artistes graffeurs.

La ville de Montreuil vous invite à découvrir Mozinor, une zone industrielle verticale labellisée « Architectures contemporaines remarquables ». Cet hôtel industriel, tout en verticalité, habituellement fermé au public, a été le fruit d’un effort de la ville pour contrer la désindustrialisation du début des années soixante. Il a été construit dans les années 1970 par les architectes Claude Le Goas et Gilbert-Paul Bertrand.

Pantin, de son côté, célèbre le bicentenaire de l’ouverture du canal de l’Ourcq. Entre 1802 et 1822, Napoléon Bonaparte demande la construction de ce canal qui sera inauguré en 1822. Celui-ci a vu se développer sur ses rives une forte activité économique et urbaine. À travers les petites histoires et la grande, partez à la découverte de ce marqueur de l’urbanisme et du paysage pantinois depuis 200 ans.

Quid du conservatoire Citroën ? Pas moins de 300 véhicules sont conservés à Aulnay-sous-Bois : 4 espaces permettent la découverte de ce patrimoine de 6 500 m² : les autos de 1919 à nos jours avec les 2CV, Rosalie, les DS, les SM, les autochenilles de la première traversée du désert ou les ZX victorieuses du Paris-Dakar ; les études de style ; les rallyes et enfin les objets de collection.

Pour les passionnés de la marque, une bourse d’échange autos/motos/cycles anciens sera organisée sur place.

Place à la compagnie Decouflé, dans l’ancienne chaufferie de 1952, travail de l’architecte André Lurçat à Saint-Denis. Dans cette ancienne usine thermique qui alimentait en chauffage la ville de Saint-Denis, Decouflé et la Compagnie DCA ont investi les lieux pour réaliser un outil de travail adapté à l’activité d’une compagnie chorégraphique. N’oubliez pas non plus la visite de la basilique Saint-Denis, qui donne lieu à de permanentes fouilles afin de comprendre son histoire.

À Montreuil, le site des Murs à Pêches témoigne de l’extraordinaire activité agricole qui s’est développée dans la ville du XVIIe siècle à la seconde moitié du XXe siècle. La spécificité de cette agriculture a été le palissage d’arbres fruitiers – pêchers, pommiers, poiriers – sur des murs construits avec les matériaux disponibles sur place : pierres, plâtre et terre.

La ville de Montreuil valorise, en restaurant ce patrimoine, l’ouverture au plus grand nombre du site des Murs à Pêches. Des sentes piétonnes sont créées, des micro fermes urbaines s’établissent… La biodiversité s’affiche et des visites sont possibles avec des ethnobotanistes.

Vous aimeriez tout savoir sur les futurs Jeux olympiques de 2024 ? Le territoire de Plaine Commune accueille les JO de 2024 et propose des balades guidées en vélo pour pédaler en famille jusqu’au parc de La Courneuve sur plus de 400 hectares de prairies, marais, cascades, boisements. Bien sûr, la découverte des futurs sites olympiques et des équipements existants est prévue ainsi que les architectures étonnantes des différents noms d’architectes qui ont œuvré sur Plaine Commune  : Lurçat, Bouchain, Castro, Gailhoustet, Ricciotti, Niemeyer… Et l’art à ciel ouvert démarré dans les années 1970 d’être omniprésent. À cette époque-là naît le hip-hop et sa composante visuelle, « le writing », qui était le fait de laisser sa marque en signant les murs. 50 ans plus tard, le street art est partout. Au détour d’une rue, sur la façade d’un immeuble, sur une fenêtre murée… Les fresques peintes de ce territoire deviennent de véritables musées à ciel ouvert.

La plupart des visites sont réservables et gratuites ; l’inscription « Complet » ne veut pas dire que l’offre est complète, des places s’ajoutant au fur et à mesure de la réception des mails.

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