Les discriminations saisies par le droit

Publié le 23/06/2016

La discrimination se définit généralement comme le fait de séparer un individu ou un groupe social des autres en le traitant d’une manière moins favorable. Elle peut viser non seulement les femmes, les étrangers ou les minorités ethniques, mais aussi toute personne dont le comportement s’écarte de la norme. Elle est à l’origine d’un grand nombre de litiges : chacun de nous peut en effet un jour s’estimer victime d’une discrimination – ou se voir accusé d’en être l’auteur.

Pourquoi les pouvoirs publics (et certaines organisations internationales) se mobilisent-ils aujourd’hui contre les discriminations après les avoir longtemps tolérées, sinon encouragées, voire même institutionnalisées ? Est-il possible de les combattre sans porter atteinte à la liberté individuelle ? Faut-il octroyer des compensations aux membres de certains groupes pour la simple raison qu’ils furent longtemps victimes de discriminations ? La suppression de toutes les discriminations est-elle concevable, ou même souhaitable ?

À l’heure où la plupart des partis politiques se donnent pour objectif de lutter contre les discriminations pour rétablir « l’égalité des chances », Les discriminations saisies par le droit, publié par les éditions LGDJ, envisage toutes ces questions sous un angle à la fois historique et comparatif.

Francis Hamon est professeur honoraire de la faculté Jean Monnet, université Paris XI.

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Référence : LPA 23 Juin. 2016, n° 117p5, p.3

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