FLASH : La Conférence nationale des procureurs généraux désapprouve les prises de position du Syndicat de la magistrature

Publié le 06/10/2026 à 16h00

Dans un communiqué publié ce mardi, la Conférence nationale des procureurs généraux (CNPG), qui réunit les chefs de parquet des cours d’appel, réagit aux « allégations erronées » et mises en cause infondées du ministère public concernant les infractions commises à l’occasion des manifestations lycéennes. 

Magistrats assis en rang lors d'une rentrée solennelle
Photo : ©P. Cluzeau

Le communiqué publié vendredi par le Syndicat de la magistrature accusant le gouvernement de « réprimer la jeunesse pour la faire taire » n’en finit plus de susciter des remous. Après avoir déclenché la colère des policiers et une prise de distance de la part des deux autres syndicats de magistrats, voici qu’elle donne lieu à la publication ce mardi d’un communiqué indigné de la Conférence nationalee des procureurs généraux (lire notre article ici).

Celle-ci « désapprouve les communiqués et commentaires de certains, notamment le Syndicat de la magistrature, qui jettent le discrédit sur la justice en général et le ministère public en particulier en prétendant que les interpellations et mesures de garde à vue prises par les forces de sécurité intérieure en intervention ne seraient pas légalement fondées ou seraient animées par une volonté discriminatoire, voire du racisme, que les procédures pénales établies ne viseraient qu’à faire taire les revendications des manifestants ou que les parquets n’obéiraient qu’à un dessein répressif, sans discernement ».

La Conférence enfonce le clou en dénonçant une atteinte à l’impartialité et à la crédibilité de la justice.

C’est précisément sur le terrain de l’impartialité que l’opinion s’est émue ce week-end du communiqué du SM en ce qu’il dénonçait tant la politique du ministère de l’Intérieur que celle du ministère de la Justice en réponse aux exactions graves commises dans le cadre manifestations lycéennes.

Ce syndicat est coutumier des prises de position politiques parfois virulentes. Le CSM a eu l’occasion de rappeler que la liberté d’expression des magistrats était particulièrement étendue en matière syndicale. Mais un avis du Collège de déontologie des magistrats de l’ordre judiciaire publié hier est venu rappeler certains limites à propos d’une tout autre affaire lire notre article ici). Il faut croire que cette fois, le SM a franchi la ligne jaune aux yeux de beaucoup, y compris au sein de l’institution judiciaire.

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