Café Colette

Publié le 22/11/2016

La salle accueillante du Café Colette.

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Poussez la porte du 74, rue Daguerre, un coin du XIVe arrondissement en pleine mutation, et vous trouverez ici un moment de simple bonheur. Une musique douce en attendant les disques de jazz de la collection de l’animateur radio, Christian Bouteiller ; une table basse pour s’attarder avec quelques revues à bouquiner et surtout un berger blanc suisse aussi imposant que gentil sur son énorme coussin, le tout couronné du sourire du maître des lieux, Nicolas Vinatier.

Après un passage dans le monde de la nuit et des lancements marketing de spiritueux, Nicolas Vinatier a tenu un hôtel en Suisse pendant six ans avant de revenir à Paris afin d’ouvrir un lieu à son image, décontracté mais professionnel.

La salle flirte avec le style et le design des années 1970 : l’ensemble est décomplexé pour que tout un chacun se sente à l’aise. On peut s’asseoir et jeter un œil à la carte : courte, classique et composée de produits frais et de saison.

Va donc en entrée pour des rollmops de saumon fumé au crabe et agrumes (9 €) ou des Saint-Jacques poêlées sur une purée de patate douce avec un espuma de yuzu (10 €). C’est frais, léger et démarre facilement le repas.

À l’opposé de la tendance « graine germée et quinoa » qui traîne en ce moment dans le microcosme de la restauration, c’est le filet de bœuf de Salers qui nous attire (26 €) en tant que plat principal. Pas de regret : la viande est tendre, cendrée dans sa cuisson et servie avec des petites pommes de terre grenaille. La touche de lavande n’apporte, à notre sens, rien au plat mais il faut laisser les fantaisies des chefs s’exprimer.

Notre voisin semble heureux de sa selle d’agneau accompagnée de purée truffée et de jus à la sarriette (22 €).

Tous ces plats salés sont préparés par un jeune chef, Benjamin Sandier, dont les origines en restauration l’ont poussé à se former et travailler chez le grand traiteur de la capitale Potel et Chabot. Sa formation initiale de charcutier s’exprime bien ici dans ce néo-bistrot et comme il préfère laisser aux pros leur travail, Benjamin Sandier ne touche pas au sucré et les desserts viennent du pâtissier, Romain Lièvre. Voilà au moins un établissement qui ose annoncer la couleur et qui, par la même occasion, fait la promotion d’un confrère. Vous finirez ainsi par des desserts type traiteur (8 ou 9 €).

Pour accompagner votre repas, une coupe de champagne Frerejean Frères 1er Cru à 9 € et un Cheverny blanc domaine Hervé Villemade 2015 à 29 € n’alourdiront pas trop votre addition.

La meringue Pélagie de La Meringaie.

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Référence : LPA 22 Nov. 2016, n° 121m0, p.16

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