Val-de-Marne (94)

Le Val-de-Marne fête ses entrepreneurs

Publié le 07/10/2020 - mis à jour le 08/10/2020 à 9H49

Reportée à cause du coronavirus, la Fête des entrepreneurs 2020 du Réseau entreprendre Val-de-Marne (94) a finalement bien eu lieu à Villejuif, le 17 septembre dernier. Les lauréats 2019 ont pu recevoir leur prix sous le regard attentif de Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc et parrain de cette promotion. L’occasion de découvrir certains des acteurs et des actrices de l’économie du département.

Lors du discours d’ouverture, le maître de cérémonie, Stéphane Kaminsky, coach de dirigeants, a tout de suite annoncé la couleur : « Ce soir, vous incarnez le fameux courage entrepreneurial » ! Dans la salle des Esselières, à Villejuif (94), les règles sanitaires ont été strictement respectées afin que l’événement se déroule dans les meilleures conditions : masque obligatoire pour tout le monde et distanciation physique respectée.

L’association Réseau entreprendre Val-de-Marne (94) s’est donnée pour mission d’accompagner les chefs d’entreprise dans la création et le financement de leur projet. Cette année, ce sont 19 entrepreneurs qui ont été soutenus avec un total de 605 000 € de prêts d’honneur accordés et 138 heures cumulées d’accompagnement par entreprise lauréate.

Chacun leur tour, ils et elles ont été invités à monter sur scène. Une minute pour pitcher devant un public rempli d’investisseurs ou de partenaires potentiels. Certains n’auront pas hésité à faire des appels du pied à Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, assis au premier rang.

« Repartir chargés d’énergies positives »

Tout au long de la cérémonie mettant à l’honneur les lauréats 2019, l’idée était de choisir un mot inspirant pour « repartir chargés d’énergies positives », selon les mots de Stéphane Kaminsky. Dans son intervention, le vice-président du Réseau entreprendre Val-de-Marne (94) a lui aussi insisté sur le thème de la soirée : « Reprise et pensées positives ». Son maître-mot ? « Aventure ». Pourquoi ? « Parce qu’en tant que chef d’entreprise on ne sait pas ce qu’il arrivera le lendemain. Pour entreprendre dans le climat actuel, il faut un caractère trempé ».

À l’aventure, ont été ajoutés au fur et à mesure d’autres termes et expressions : humain, jouer, motivation, courage, résurgence, renouvellement, espérance, volontarisme… et même un anglicisme de la part du directeur de l’asset management d’ICADE, Benoît Barillier, qui a choisi la « sérendipité », autrement dit le « hasard heureux ».

120 emplois maintenus ou créés dans le Val-de-Marne (94)

Grâce au Réseau entreprendre Val-de-Marne (94) et à son accompagnement personnalisé, 120 emplois ont été maintenus ou créés par les lauréats 2019 : un record pour l’association. Chaque entreprise a ainsi bénéficié, en plus d’un prêt d’honneur, d’un suivi individuel avec un ou une mentor. Sur 500 demandes d’accompagnement reçues, 19 avaient été sélectionnées. Parmi elles, celle de Louiza Hacene, fondatrice et CEO de Malou, coup de cœur de Michel-Edouard Leclerc.

Derrière son stand, Louiza Hacene n’a pas grand-chose à exposer sauf quelques cartes de visite, et pour cause, tout se passe en ligne : « Nous aidons les restaurants à accueillir des clients en développant une offre complète de marketing digital, notamment via notre application ». Son mentor, Christian Duperrier, coach de profession, l’a aidée à prendre du recul et définir ses priorités. « Par exemple, sur la partie commerciale, nous avons pour le moment 100 restaurateurs clients, mais pour passer à l’étape supérieure, il a fallu penser à recruter un commercial, ce que je n’avais pas anticipé. Il m’a aussi incitée à prendre des vacances. J’ai coupé pendant une semaine cet été et ça a été l’un de ses meilleurs conseils » ! Avec son associé, ils ont aujourd’hui une équipe de 20 personnes (salariées ou alternantes) avec des bureaux à Charenton-le-Pont.

Présentes également, les cofondatrices de Moodz, une marque éco-responsable de culottes lavables pour les règles, suivies par la fondatrice d’Oolution, Anne-Marie Gabelica. « Au-delà du côté coaching, raconte Claire Schults, le mentorat a eu une très grande valeur au niveau psychologique. Ça nous a aidé à sortir la tête du guidon, et à souffler. C’était aussi structurant ». Lancée en septembre 2019, leur entreprise a commencé son accompagnement en octobre 2019. « Il y a un an, nous étions Caroline Briant, une stagiaire et moi. Aujourd’hui, nous avons une équipe de 17 personnes » !

Au milieu de la salle, des ballons attirent le regard. Caroline Fernandes a créé Happy Hope, un centre de loisirs périscolaire pour les enfants de 3 à 11 ans. Forte de ses 25 ans d’expérience en tant que gouvernante et gérante de centres de loisir, la nouvelle patronne entame sa deuxième rentrée. « Les banquiers ne me suivaient pas, j’ai alors été orientée vers le Réseau entreprendre Val-de-Marne (94). On m’a dit que ça m’aiderait pour la levée de fonds. Après 18 mois, j’ai acquis de l’assise et de la confiance. Avant le Réseau entreprendre, Happy Home n’existait que sur le papier ». Il est maintenant bien réel et occupe 500 m² de surface à Saint-Maur-des-Fossés. Arrivée à la fin de son mentorat, elle compte bien devenir mentor pour rendre ce qu’on lui a apporté.

« Les chefs d’entreprise sont moteurs de la reprise »

Après avoir annoncé son coup de cœur parmi les lauréats, Michel-Édouard Leclerc a souhaité transmettre sa propre expérience : « Je pense que l’entrepreneur, qui met toutes ses ressources dans son projet, mérite une reconnaissance. Ce qui est important, à partir de vos convictions et de votre passion, c’est la capacité que vous avez de vous investir, mais c’est aussi l’utilité sociale de votre projet. On monte une entreprise parce qu’il y a des besoins ou parce que votre offre innovante va trouver une rencontre dans le public ».

Avant de passer au cocktail, Véronique Poitou, directrice du Réseau entreprendre Val-de-Marne (94), a à son tour prononcé son maître-mot : « Vaincre. Vaincre la peur, la maladie. Vaincre c’est être gagnant. Tenir cette soirée a été un challenge. Il a fallu convaincre. Ça n’a pas été simple. Il a fallu s’armer de courage. Merci d’avoir maintenu cette soirée. Les chefs d’entreprise sont moteurs de la reprise. J’aurais pu insister sur ce mot aussi : merci »…

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Référence : LPA 07 Oct. 2020, n° 156t6, p.7

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